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Posté le 23/11/2016 à 07:02 par Philippe Schwoerer - Lu 3358 fois - 18 commentaires


Bientôt 129 bornes de recharge dans la Manche avec le Sdem50


Le département de la Manche faisait partie de ceux qui ne s’étaient pas encore illustrés par un programme de déploiement d’un réseau de bornes de recharge pour véhicules électriques et hybrides rechargeables. Le Sdem50, syndicat de l’énergie pour le territoire, vient de communiquer son projet qui devrait être mené à son terme au cours de l’année 2017. Parmi ses points forts, la possibilité sera donnée aux non abonnés de régler par carte bancaire le ravitaillement des batteries. En revanche, rien n’a été prévu pour la recharge rapide, condamnant à de longues heures d’attente (et une facture salée) les propriétaires des engins qui n’acceptent pas la recharge accélérée.

Hydrogène

Si le département de la Manche est plus ou moins à la traîne concernant le déploiement de son maillage en bornes de recharge pour véhicules électriques et hybrides rechargeables, il a cependant fait parler de lui l’année dernière en consacrant une collectivité comme première dans l’Hexagone à ouvrir une station de ravitaillement en hydrogène. Située à Saint-Lô, elle alimentait déjà en janvier 2015 une flotte de 5 Renault Kangoo électriques équipés d’un prolongateur d’autonomie à pile à combustible hydrogène développé par Symbio FCell. Cette avance prise dans la solution hydrogène ne peut cependant masquer le côté perfectible du maillage en bornes dédiées aux VE qui a débuté en excluant la recharge rapide, pourtant essentielle à nombre d’électromobiliens pour traverser le département et/ou l’Hexagone. Sans elle, pour encore bien des modèles en circulation, et/ou à défaut d’avoir la panoplie de connecteurs adaptés que les constructeurs automobiles concernés réprouvent dans leurs notices d’utilisation, se connecter à une borne dans la Manche reviendra exactement au même que de se brancher à une prise domestique classique. Sans doute le Sdem50 s’en rendra-t-il compte s’il organise un rallye de promotion des véhicules branchés, comme son voisin département du Calvados qui en avait programmé un en septembre dernier.



10 GW de production électrique décarbonée

Le département de la Manche se pose pourtant en territoire propice au développement de la mobilité électrique. Il présente ainsi un potentiel remarquable de production d’électricité décarbonée estimée à 10 GW à horizon 2030. Si son mix repose en bonne partie sur le nucléaire, avec la centrale de Flamanville, dans le Cotentin, la mer procure un précieux écrin pour multiplier les hydroliennes et les éoliennes offshore. Sur le territoire du Sdem50, le parc des particuliers représente environ 200.000 véhicules automobiles qui, pour près de 80% des actifs du département, fourni le moyen de locomotion pour rejoindre le lieu de travail depuis le domicile. Dans ce cadre, la moyenne des trajets est inférieure à 30 kilomètres, un chiffre qui correspond aussi à l’espacement maximal prévu entre 2 bornes de recharge du maillage qui est en train de se mettre en place. Déjà 7 bornes sont opérationnelles, une pour chacune des communes de Condé-sur-Vire, Hauteville-sur-Mer, Lessay, Montmartin-sur-Mer, Sourdeval, et deux à Villedieu-les-Poêles-Rouffigny.

Un maillage pour une exploitation locale

« Si l’essentiel des recharges se fera au domicile ou sur les lieux de travail, l’existence d’un réseau de bornes en accès public sera primordiale pour rassurer l’utilisateur contre le risque d’autonomie insuffisante et encourager le développement de ce type de véhicule », explique le dossier de presse émis hier pour évoquer le projet de déploiement de 129 bornes de recharge dans la Manche. A travers cette phrase, on comprend que le schéma de déploiement établi par le Sdem50, en partenariat avec le conseil départemental, cherche à répondre à de futurs besoins croissants à l’intérieur du territoire, pour un usage volontairement orienté vers les habitants de la Manche. On peut y trouver une confirmation plus loin, avec ce passage : « Le projet compte garantir la recharge d’appoint ». Et une autre avec celui-ci : « Le schéma de déploiement départemental d’infrastructures de recharge prévoit un maillage de bornes cohérent à l’échelle du territoire ». A noter tout de même le souhait du syndicat de l’énergie de la Manche de « s’inscrire dans un projet d’envergure nationale de développement des véhicules électriques rechargeables ». Un rappel cohérent si l’on a en tête que l’Ademe a contribué à hauteur de 48%, dans le cadre des Investissements d’avenir, à ce projet dont l’enveloppe totale est de presque 1,4 million d’euros HT.



Sur le terrain

Les 129 bornes, toutes équipées de prises de types 2, 3 et domestique, représentant 258 points (2 par bornes, utilisables simultanément) pour la recharge normale ou accélérée, vont progressivement se dresser sur les territoires de 77 communes de la Manche. D’ici à la fin de la présente année, ce sont une soixantaine de stations qui devraient être mises en service, le solde, progressivement jusque fin 2017. Ouvertes à tous les électromobiliens, elles seront dans leur intégralité « implantées sur le domaine public ou sur des terrains privés de la commune, sans aucune restriction d’accès », précise le dossier de presse.

14 euros pour recharger une Citroën C-Zero hors stationnement

Un tantinet provocateur, cet intertitre est pourtant révélateur d’un système qui n’a manifestement pas été pensé pour la diversité des voitures électriques et hybrides rechargeables actuellement sur le marché. Le Sdem50 a prévu plusieurs cas de figure pour la tarification. Sur les aires de covoiturage et les parkings des gares, la puissance maximale délivrée aux bornes sera de 7 kW. Jusqu’à 2 heures de recharge, l’opération coûtera toutes les 15 minutes 0,25 ou 0,50 euro selon que l’électromobilien est abonné (12 euros à l’année) ou non au service baptisé e-charge50. Toutefois, au-delà de cette limite horaire, un forfait de 3 euros s’applique exclusivement. Sur les autres sites, la tarification dépend de la puissance délivrée : si elle est inférieure à 10 kW, la recharge sera facturée toutes les 15 minutes 0,25 ou 0,50 euro selon le statut de l’électromobilien. Au-dessus, c’est-à-dire entre 10 et 22 kW, la tarification est doublée, soit 0,50 ou 1 euro tous les quarts d’heure. Pas de forfait au-delà d’une certaine durée de connexion à la borne, et même, au contraire, le compteur tourne tant que le câble n’est pas débranché.



Simulation

Cas pratique : soit une Citroën C-Zéro qui n’accepte que la recharge à 2,2 kW ou rapide, mais pas le 22 kW. Dans la Manche, il faudrait donc environ 7 heures pour régénérer les batteries. Pour un électromobilien de passage, donc vraisemblablement pas abonné, l’opération lui coûtera 0,50 x 4 x 7 = 14 euros. A condition de débrancher tout de suite le câble à la fin du ravitaillement, sinon il devra débourser 2 euros de plus par heure de connexion supplémentaire. Une petite grasse matinée, le temps pour aller et revenir de la borne au lieu de résidence et inversement plusieurs heures plus tard, et voilà qu’il faudrait, pour ne parcourir ensuite que 100-120 kilomètres, payer parfois plus de 20 euros, soit 3 à 4 fois plus cher qu’avec une citadine diesel ! Et ceci, indépendamment d’un éventuel stationnement à régler… Pour comparaison, et avec une charge permettant de retrouver un rayon d’action similaire, un utilisateur de Renault Zoé n’aura pas plus de 4 euros à acquitter s’il débranche bien le câble avant 1 heure de mobilisation.

Offre découverte gratuite jusque fin 2016

A condition de demander un badge e-charge50, c’est-à-dire de s’abonner, il est possible d’exploiter gratuitement les bornes en place jusqu’à la fin de l’année. Au 1er janvier 2017, le service devient payant, les électromobiliens non abonnés pouvant alors payer par carte bancaire le ravitaillement des batteries. Un serveur vocal interactif sera à disposition pour cela, à contacter pour débloquer la borne et une deuxième fois pour débrancher le câble, après avoir scanné le QR code qui figure de chaque côté du matériel. Les abonnés, eux, passeront leur badge au niveau du lecteur. Au sujet du stationnement, le dossier de presse promet : « ce projet veut assurer aux utilisateurs de véhicules électriques la gratuité du stationnement pour une durée minimale de deux heures, au moins les deux premières années qui suivent la mise en service de l’infrastructure de recharge sur l’ensemble des emplacements de stationnement des 77 communes concernées ». Une vidéo et des informations complémentaires sont disponibles sur le site dédié www.e-charge50.fr.


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Mots clés : véhicule électrique | voiture électrique | borne recharge | Sdem50 | Manche | hybride rechargeable
Catégories : Voiture électrique | Voiture hybride rechargeable | Borne de recharge |

Commentaires

Posté le 23-11-2016 à 11:59:51 par electronlibre

Près de cent départements en métropole, autant de syndicats de l’énergie et donc autant de tarifications différentes pour les recharges: on comprend que les français ne soient pas très enthousiastes pour la mobilité électrique!

Posté le 23-11-2016 à 15:50:58 par Palm35

Encore un syndicat qui n’a RIEN COMPRIS à la mobilité électrique..

Les personnes qui proposent ces plans, et s’en réjouissent en communiquant, ne doivent sans doute pas conduire de VE ou ne pensent qu’il n’existe QUE la Zoé.

Proposer en 2016 un plan avec aucune borne DC (accélérée 22kW ou rapide >50kW), c’est se tirer une balle dans le pied...

Demain, les VE auront des batteries de plus grosses capacités, et donc, d’autonomie, donc on ne s’arrêtera pas dans la Manche puisqu’aucune borne rapide n’est prévue..
Actuellement, relier Caen à Rennes en passant par Avranches et l’A84 est impossible en VE...
Les touristes Anglais débarquant à Cherbourg (50) ou Ouistreham (14) sont donc coincés..
Il faut mieux qu’ils passent par Roscoff et la Bretagne...

A noter qu’il doit y avoir un sacré virus en Basse Normandie (Manche et Calvados) car le SDEM50 et le SDEC14 n’installeront aucune borne rapide...
Ils sont partis sur la théorie que les Français moyens font 30km par jour, donc en leurs mettant des borne tous les 15km, on répond à leurs besoins..

J’espère que le SE61 ne tombera pas dans les mêmes erreurs....

Je propose aux décideurs du SDEM50 et du SDEC14 d’aller rencontrer leurs homologues du SDEM56 et du SyDEV85 et de faire un stage dans ces deux départements afin de comprendre ce que sont de VRAIS départements ayant intégré et compris la mobilité électrique...

Bref, en conclusion, on retiendra que si le SDEM56 et le SyDEV85 sont sur le podium et unanimement reconnus par la communauté VE, le SDEM50 et le SDEC14 sont les cancres de l’électromobilité dans le choix de l’implantation de leurs bornes et porte allègrement le bonnet d’âne en se situant les derniers de ce classement...

Posté le 23-11-2016 à 18:47:34 par Rv45

On va pas cracher dans la soupe car c’est deja cela de pris. Ne pas oublier que certain departement non toujours pas de bornes et même pas d’annonce. Alors effectivement pas de recharge rapide c’est une grosse carance française. Mais de l’infrastructure c’est du resort de l’état où des regions. Que fond ses dernier. Au niveau regionale personne ne s’occupe de l’infrastructure.

Alors messieurs regardez comment on fait les autres Pays Norvege U.K. Suisse et même l’Allemagne qui met les bouchées doubles maintenant avec ses constructeurs.

Posté le 24-11-2016 à 00:27:33 par soub56

@palm35
Tout à fait d’accord avec votre commentaire. La prochaine génération de VE aura une autonomie de plus de 300 km, voire 400 km. Dans ces conditions, pas besoin de bornes lentes ou accélérées, seules les bornes rapides ont de l’intérêt. Même les anciens VE auront des autonomies de ce niveau lors du remplacement de leur batterie : je pense changer la batterie de ma C zéro dans 4 ou 5 ans et j’espère que la batterie de remplacement pourra au moins doubler mon autonomie actuelle d’environ 100 km. Rendez-vous dans 5 ans pour vérifier si mon optimisme n’est pas exagéré.

Posté le 24-11-2016 à 09:02:10 par phil77

Pour mettre à égalié la Czéro et la Zoé, il fallait simplement intégrer la charge accélérée pour la Czéro, soit le 20 kW DC Chademo et pour ne pas oublier les nouvelles européennes, le 20 kW DC Combo
Le DC n’est pas reservé à la charge rapide mais existe aussi en accélerée : 20 kW DC
Ces bornes sont dispos sur le marché .... mais c’est un peu + cher par contre elles sont vraiment universerlles et mettent toutes les voitures à égalité sur le temps de recharge.
Arrétez de ne mettre des bornes 22 kW AC ! ( avec l’argent public )

Posté le 24-11-2016 à 10:49:06 par mich29

Je suis d’accord avec @Rv45, je ne comprends pas vos acharnements sur ces syndicats. Certaines Régions de France ne s’attèlent même pas à ce sujet ! Ce genre de projet de déploiement se prépare surement depuis des années et ne peut pas ce changer au dernier moment. Rien n’empêchera ces syndicats d’implanter des bornes accélérées par la suite sur leur territoire. Pour le moment réjouissons nous déjà d’avoir des bornes de réapprovisionnement disponibles dans nos régions !

Posté le 24-11-2016 à 11:42:08 par Christophe

Faut-il rappeler que les modèles suivants sont compatibles avec les bornes en 18/22 kW AC directement :
- Renault Zoé,
- Smart Fortwo II (si option),
- Smart Fortwo III (si option),
- Tesla Model S (si option pour certaines),
compte-tenu des ventes respectives, cela représente largement plus de 50 % du parc en circulation. De plus avec option éventuellement, d’autres VE sont compatibles avec une puissance intermédiaire (Leaf, eGolf par exemple).

De plus avec un convertisseur DC, on peut alimenter un VE par sa prise chademo ou combo depuis une borne AC.
On peut se demander si le chademo va perdurer sur les générations futures de VE.

Donc en conclusion quelle est la meilleure utilisation de l’argent public :
- dépensé x pouvant convenir à plus de 50 %,
- dépensé 3x pour convenir à tout le monde ?
En observant de multiples dépenses publiques on voit bien que c’est majoritairement la solution 1 qui est adoptée.

Et pour finir, quel est l’intérêt pour une commune d’investir dans une borne si c’est pour voir les utilisateurs traverser la commune sans y consommer.

Posté le 24-11-2016 à 17:44:26 par Palm35

@Christophe,
50% des VE (pouvant se recharger en 22kW AC)en circulation en France ne sont pas représentés QUE par les Zoé, et Tesla. C’est BEAUCOUP moins !
Je ne parle même pas de la Smart, car il y a très peu de Smart Fortwo II avec l’option recharge rapide AC, et sur la nouvelle version, l’option triphasé 22kW n’est pas encore disponible.
Enfin, le convertisseur AC=>DC qui se branche sur une borne 22kW AC coûte au minimum 16000€ HT, donc personne ne le possède.
Donc trouvez d’autre arguments.
Et il existe des nornes AC et DC 22kW donc, ce n’est en aucun cas un souci de puissance ou de génie civil pour en installer

Posté le 24-11-2016 à 18:48:02 par Christophe

@Palm35
Vu les chiffres de vente de la Zoé en 2014, 2015 et 2016 qui a représenté plus de la moitié des ventes de VE, les seules Zoé représentent à elles seules plus de la moitié des VE en circulation en France.
Vous confirmez à la fois qu’il est possible de prendre une option 22 kW AC pour un certain nombre de VE et qu’il est possible d’acheter un convertisseur AC/DC pour un certain nombre d’autres VE.
Donc il y a beaucoup plus de VE compatibles avec les bornes accélérées que vous voulez bien le dire, c’est juste une question de moyen.
La norme Chademo est une norme japonaise pas une norme française ni européenne. D’ailleurs les constructeurs japonais vont-ils continuer à développer ce standard ?
Dernier point que j’ai déjà évoqué, le standard japonais chademo a été développé pour se substituer à la faiblesse du réseau électrique japonais (tension de l’ordre de 100 V - l’Europe a fait le choix à partir des années 60 de passer à une tension de plus de 200 V) qui nécessitait l’installation de ligne haute tension pour les bornes de recharge rapide et donc potentiellement un transformateur, il était donc plus simple d’installer directement une borne DC.
De plus, vous omettez de préciser qu’autant il est facile d’avoir une alimentation en tri 18 kW partout en France autant c’est beaucoup plus cher au-delà. Effectivement ce n’est pas un souci de puissance ou de génie civil mais bien un souci financier.
Manifestement cela vous dérange d’acheter un convertisseur DC pour pouvoir brancher votre VE sur les bornes accélérées autant cela me dérange que le contribuable paye pour des bornes qui sont loin de pouvoir servir à tout le monde (déjà parce que tout le monde ne peut avoir un VE (et je ne parle pas d’absence de moyen financier)). Et je ne parle même pas du financement des infrastructures routières nécessaires à la circulation de votre VE.
Donc je me garderai bien de remettre en cause le choix des SDEM50 et le SDEC14 et de les insulter comme vous pouvez le faire.

Posté le 25-11-2016 à 07:31:34 par PMC

Je suis de l’avis de Palm35. Moi aussi j’aurai des besoins de recharge rapide en Normandie.

Dire qu’il faudrait privilégier les bornes accélérées parce qu’elles conviennt à 50% des VE, c’est pour moi comme si on construisait une station service sans mettre d’essence parce qu’un majorité de gens roule au diesel.

Si c’est une question de budget, alors pourquoi ne pas installer une trentaine de bornes accélérées en moins pour 5 rapides dans le département.

Enfin, je ne comprends pas l’idée selon laquelle ceux qui rechargeraient aux bornes rapides ne consommeraient pas sur place. Personnllement, ils est fréquent pour nous que l’arrêt recharge soit aussi celle pour un café, un gouté ou le repas du midi. ce qui est sûr, c’est que du coup, faute de bornes rapides, nous ne consommerons pas dans la Manche.

Posté le 25-11-2016 à 09:23:21 par Christophe

@PMC
Il convient de rappeler que l’article concerne un Syndicat Départemental à compétence donc départemental et au service des habitants d’un département. D’ailleurs l’article le rappelle bien.
A ce titre cette page est intéressante : http://sdem50.fr/presentations.html Une petite recherche concernant les syndicats départementaux amène au même constat.
La question est donc : les habitants d’un département ont-ils besoin de bornes de recharge rapide dans le cadre de leurs déplacements locaux ?
Manifestement la réponse est non parce que la très grande majorité des syndicats dont il a été fait état sur ce site procèdent de la même manière : 28, 79, 86, départements de l’ex-Aquitaine, etc.
A titre personnel, je peux faire n’importe quel déplacement professionnel dans mon département soit sans avoir à recharger (Zoé de location) soit en utilisant les bornes prévues (Mia d’autopartage) et de mes différentes expériences professionnelles très rares ont été les journées à plus de 200 km couverts entièrement dans le département.
Les SD sont donc bien au service des habitants qui les financent.
Le cas de la Vendée est un peu particulier pour les raisons suivantes :
- la manne financière apportée par le Puy du Fou et les stations balnéaires a permis d’aménager d’autres sites (par exemple les abbayes du sud Vendée ou des écomusées),
- toutes les activités offertes permettent d’attirer de nombreux touristes ayant des besoins de mobilité,
à ce titre être au service des habitants qui le financent, c’est leur permettre de perdurer dans leur activité ou de la développer. Au passage, les touristes qui consomment sur place amènent de l’argent aux différentes collectivités (indirectement par l’électricité qu’ils consomment et directement par la taxe de séjour (dont il peut exister une part départementale en plus de la part locale) qui est prévue pour développer l’offre touristique).

Posté le 25-11-2016 à 09:58:57 par PMC

Le programme de déploiement des bornes se veut bien national, non ? L’Ademe a bien une mission nationale. Il est bien question de favoriser l’itinérance. Alors chaque département est un simple maillon qui doit bien favoriser les déplacement sur toute la France.

Un département qui se repli sur soi ne peut pas attendre que ceux qui sont limitrophes lui fournissent des consommateurs.

Posté le 25-11-2016 à 10:06:32 par Christophe

@PMC
L’Ademe a bien une dimension nationale mais pour autant toutes les aides apportées sont-elle bien pour le bien de tous ? Quelques exemples me permettent de dire que si elles participent au bien de tous (par exemple en permettant de réduire les émissions de polluants et de GES) elles sont versées directement à des individus.

Je suis tenté de vous répondre que pour se déplacer sur toute la France il n’y a pas que la voiture et que même il y a des moyens bien plus efficients énergétiquement et en terme de réduction des polluants et des GES. Par contre localement, ces moyens sont beaucoup moins appropriés (et plus particulièrement en Vendée d’ailleurs et plus particulièrement pour ceux qui arrivent par le sud).
Professionnellement je vais aussi dans les départements limitrophes et mon plus gros kilométrage est inférieur à 300 km dans la journée et quand les moyens plus efficients ne sont pas adaptés j’utilise un VE (d’autopartage ou de location) et le besoin de recharge pour rentrer peut être largement couvert pendant le temps passé sur place sur une borne accélérée pour peu que le véhicule accepte une charge d’au moins 7 kWh AC. Donc à ce titre je préfère des bornes accélérées un peu partout que des bornes rapides au milieu de nulle part où je serai obligé d’attendre (exemple borne de Challans dans une ZI ou nouvelle borne de La Roche sur Yon dans une zone résidentielle).
Et je suis prêt à payer à la fois le prix de la charge et une contribution à son installation. Exemple, j’ai un déplacement de 200 km à faire sur une journée. J’ai une Zoé chez Renault Rent pour moins de 19 € et une Twingo pour moins de 32 €. La Twingo me coûtera en essence maxi. 13 € soit 45 €. Cela ne me dérangerai pas de payer la recharge la différence entre 45 et 19 soit 26 € et ce tant que le déplacement en VE ne me coûte pas plus cher que celui en VT. Sachant qu’avec une Zoé R240 et un déplacement de 200 km, la recharge nécessaire sera très faible (moins de 5 kWh en tenant compte d’une sécurité pour ne pas la rendre sous les 12 % - soit moins de 20 minutes sur une borne en 18 kW). Nota : pour 300 km la Zoé est encore plus intéressante puisque son prix journalier intègre un forfait de 9999 km.
Et en plus, comme pour lisser la consommation et pour des questions de sécurité, je préfère prendre l’autoroute, je participe directement au financement de l’infrastructure.

Posté le 27-11-2016 à 10:12:36 par soub56

@christophe
Vous dites : "La question est donc : les habitants d’un département ont-ils besoin de bornes de recharge rapide dans le cadre de leurs déplacements locaux ?"
Moi, je dirais "La question est donc : les habitants d’un département ont-ils besoin de bornes de recharge lente dans le cadre de leurs déplacements locaux ?" et je répondrais : non, car pour les déplacements locaux, ils rechargent à la maison ou au travail...
On ne fait une recharge rapide que pour des déplacements dépassant l’autonomie du véhicule, c’est à dire dans le département voisin.
Donc il faut se poser la question : les habitants des départements voisins ont-ils besoin de bornes de recharge rapide? Et la réponse est évidemment oui!

Posté le 27-11-2016 à 11:15:26 par Jeffsud

Il est clair que tous les syndicat departementaux ont calle leurs de la meme maniere enormement d accelerees et pas ou peu de rapide ( la moindre subvention des rapides par l Ademe y est peu etre pour quelque chose ?).
Et dans tous les cas, la tarification cree de grandes disparites entre les VE.
L accelere ne concerne que Zoe au final, enfin Zoe d aujourdhui. Avec la norme europeenne Combo, qui sait si la prochaine aura encore ce chargeur embarque de 22kw. Avec le doublement de la capacite de la batterie recente, a 22kw il faudra pres de 3 h pour une recharge complete, autant dire que la zoe sans combo ne disposera pas de solution reelement rapide : faire de longs trajets ponctue d arrets de 2-3h n a pas grand sens.
Alors depenser de l argent public qui ne sert qu un vehicule alors que le choix technique futur du constructeur n est aucunement garanti et d autant plus que le mauvais rendement de tels chargeurs, quand on parle de DD et d economies d energie (mission principale de l Ademe) est un non sens.

Alors que les remarques des utilisateurs peuvent laisser penser que chacun defend son interet... la tarification devra etre non discrminante et ne pas generer de tel ecarts tarifaires selon la marque du vehicule.

Et si nos avis sont mis de cote : des precurseurs, en analysant l utilisation reele des bornes installees admettent que le choix initial etait pas des plus judicieux : voir retour d experience syndicat vendeen :
http://www.automobile-propre.com/vendee-toujours-a-pointe-de-lelectro-mobilite/

"Un déploiement redéfini

Alors que le projet initial vendéen, annoncé en 2013, prévoyait 349 bornes réparties à travers 191 communes, les données de plusieurs milliers de sessions de charge ont amené le SyDEV à revoir ses plans.

« Aujourd’hui, nous comptons 81 bornes, dont 7 à charge rapide, réparties dans 47 communes. Ce qu’on observe, c’est que 30 % des recharges sont réalisées sur les bornes rapides, l’une d’entre elles réalisant même 17 % de l’ensemble des charges du département » indique Pascal Houssard, soulignant l’étroite proportionnalité entre l’utilisation de la borne et la fréquentation des axes routiers dans lesquels elles sont installées. Autre constat : les bornes installées dans les zones urbaines à forte attractivité de stationnement sont davantage utilisées que celles installées dans les zones plus résidentielles.
« Cette analyse nous a permis de redéfinir le déploiement. La nouvelle politique est d’en installer moins mais mieux » résume Pascal Houssard. « Dans les prochains mois, nous allons à la fois densifier les installations sur le littoral car il y a forte demande, même si celle-ci intervient surtout en saison estivale, et nous concentrer sur les nœuds routiers » ajoute t-il. Une stratégie bien éloignée de la politique de « saupoudrage » mise en place dans d’autres départements.

Au total, le SYDEV compte déployer 25 nouvelles bornes d’ici à l’été 2017 dont quatre en charge rapide tri-standard et le reste en 3-22 kW AC. L’implantation de ce nouveau réseau sera annoncée dans le courant du premier semestre 2017."

Dommage donc de ne pas integrer ces retours d experiences reeles dans des choix qui engagent des millions d euros.
D ailleurs, aux USA pas de Zoe, et principalement des charges rapides en forte densite.

Posté le 27-11-2016 à 15:45:35 par Christophe

@soub56
Une borne accélérée est lente uniquement pour un VE incapable d’en tirer la quintescence. Faut-il pour autant blâmer les syndicats départementaux qui mettent à disposition une borne avec le meilleur rapport qualité prix ?
Sachant qu’un possesseur d’un tel VE peut toujours en tirer la quintescence en investissant dans un convertisseur AC/DC (hormis ceux non équipés d’une prise chademo ou combo, type Mia, Fluence, kangoo, etc.).
Pour ma part je vais à la limite de tous les départements limitrophes et j’en reviens avec au plus une halte de 1 h sur une borne en 18 kW (330 km au maxi - sur des routes départementales on est à plus de 5 heures de voyage !).

@Jeffsud
Vous parlez des USA en oubliant que le réseau électrique est en 127 V, donc pour mémoire en tri, on a les puissances maxi. suivantes :
- 32 A : 12 kW,
- 64 A : 24 kW (ce qui revient à nos bornes accélérées - avec la même intensité on fait une borne rapide (400 × SRQ3 × 64 = 44 kW),
donc pour être rapides, les bornes doivent être alimentées en haute tension. C’est exactement le même cas de figure que pour le Japon et qui est à l’origine du standard chademo.

Posté le 27-11-2016 à 17:34:23 par rv45

Mon constat est claire:

À défaut de rien avoir, car cela existe encore dans un departement qui n’a aucun programme. Des bornes simples et accélérer c’est déjà une tres bonne chose.
Après on a absolument besoin de tout les solutions. De la simple prise peuvent même avoir de l’utilité sur des parkings de gare où même en ville pour la recharge pendant la nuit. Mais au vu des dernières versions qui sont au minimum de 30 kW pour une Leaf, 40 kW pour une Zoé, 50 kW annoncer pour l’i3 à l’été prochain sans oublier l’Ampera E au primtemps et les Tesla jusqu’à 100 kW, les bornes 22kW sont bien evidament le minimum à installer voir même un peu juste une borne double avec 2 fois 22 kW c’est environ 3500€ à 4000€ parce que la réglementation demande en plus 2 prises normalisé en plus. En France on aime bien rajouter des contraintes coûteuses, mais l’efficacité là on est beaucoup moins bon.

Une borne de recharge rapide c’est minimum entre 15 et 20 k€ sans compter l’abonnement et le racordement plus élevé. Mais en utilisation elle peut changer d’utilisateur toute les 30 minutes environ. Alors ses bornes sont plus chère mais elles vont servir beaucoup plus de client.

Alors il faut maintenant se rendre compte que les besoins de demain c’est quand même avant tout de la recharge rapide quand on sort de son domicile. Quand nos voitures dans le future auront au minimum 44kW à 100 kW la recharge hors de nos maisons ne seront pas nécessaire pour nos petits parcours quotidien mais uniquement pour nos plus grands déplacements ce qui ne représente mois de 15% de nos Km où nos déplacements professionnels alors il faudra des bornes rapides de 50kW qui seront capable d’évoluer en 100 voir 150 kw. Donc seul les bornes triples comme on a pu les voir en annonce où en suisse ou programmer en Allemagne sont les seul qui auront un avenir. Ce sont des investissements lourds que seul des energeticiens et Enerdis pourront les mettre en place. Alors il faut que ses derniers se bougent leurs fesses et que notre État arrête de se voiler la face et ouvre enfin les yeux. C’est du lourd qui arrive et il faut se préparer a des investissements importants et arrêter où taxer lourdement les carburants. Faire travailler notre industrie et arrêter de dépenser des milliard d’€ en fumées.

Il me semble que les KW devraient être facturé en roaming sur notre facture domicile avec un cout à l’utilisation de la borne facturé par notre prestataire de carte unique Europenne de recharge.

Posté le 28-11-2016 à 10:50:08 par Christophe

Après un peu d’observation, je note que les mots les plus couramment employés par les adeptes du VE sont :
- interdiction : de vente des produits pétroliers et des VT et de circulation pour ces derniers,
- taxes : sur les carburants,
- gratuité : de la recharge et de circulation sur le réseau non concédé,
- aide : à l’achat et pour pouvoir utiliser son engin (bornes).



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