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Posté le 02/07/2018 à 12:00 par Philippe Schwoerer - Lu 2471 fois - 13 commentaires


Chambéry, Fougères : La route solaire Wattway s’allonge


Où en est le développement du programme Wattway, qui s’appuie sur un revêtement routier photovoltaïque mis au point par Colas, en partenariat avec l’Institut national de l’énergie solaire, pour produire de l’électricité ? Sur son site, le groupe de BTP indique : « Avec 1 kilomètre de route équipée de dalles Wattway, on peut approvisionner l’éclairage public d’une ville de 5.000 habitants ». Depuis le premier tronçon inauguré par Ségolène Royal, - alors ministre de l’Environnement, de l’Energie et de la Mer -, à Tourouvre (61), fin 2016 : l’expérimentation se poursuit. Parmi les derniers sites équipés de plusieurs mètres carrés de dalles de route solaire : Technolac, près de Chambéry (73), et l’Ehpad de la Chesnardière, à Fougères (35). Auparavant, c’est à Utrecht, aux Pays-Bas, qu’une portion de la route N401 a été transformée avec l’objectif de participer à l’agenda énergétique de la province concernée. Pour rappel, l’intérêt majeur du programme Wattway est de produire de l’énergie électrique sans empiéter sur les surfaces agricoles ni les paysages naturels.

Wattway

Les portions transformées en route solaire, - toujours en mesure d’être empruntées par tous les types de véhicules -, doivent permettre de produire de l’électricité susceptible d’alimenter maisons, entreprises, éclairages publics, mobiliers urbains, et/ou bornes de recharges pour véhicules électriques et hybrides rechargeables. Si rapidement différents médias avaient mis en doute la pérennité du programme Wattway (Durabilité des matériaux dans le temps ? Résistance au trafic routier ? Efficacité du système du fait de la circulation et d’une inclinaison des panneaux qui ne sera jamais optimum ? Colle de maintien des dalles trop sensible à l’humidité ? Ratio rendement/coût plusieurs fois inférieur à celui d’une installation photovoltaïque en toiture ?), Colas avait fait savoir dans la foulée que des améliorations seraient apportées, et que, par exemple, en 2020, son système serait compétitif par rapport aux moyens classiques de produire de l’électricité via l’énergie du Soleil. Le planning établi en 2016, qui prévoyait pour 2017 une centaine de chantiers expérimentaux, a cependant dû être aménagé. Ce sont une trentaine de sites qui sont équipés à ce jour de la technologie Wattway, en France, mais aussi à l’étranger. Pour compléter la liste, Colas propose aux décideurs publics « de transformer l’espace urbain pour construire la ville de demain », et aux entrepreneurs « d’aménager les espaces de circulation et de stationnement afin de produire une énergie propre ».



Chambéry

C’est le 16 juin dernier qu’a été inauguré un tronçon Wattway composé de 68 m2 de dalles photovoltaïques, à Technolac, juste devant le bâtiment de l’Institut national de l’énergie solaire : tout un symbole ! Plus qu’ailleurs, et du fait que le programme du groupe Colas s’inscrit ici dans la dynamique d’ensemble « Zero Emission Valley », il s’agira de tester un panel plus large d’usages en exploitation de l’électricité produite par le système. Bien sûr, une borne de recharge pour véhicules électriques et hybrides rechargeables est classiquement reliée à la route solaire. La grande première, c’est d’associer l’ensemble à une station de production d’hydrogène Atawey déjà ouverte pour alimenter en énergie une flotte de 15 vélos Pragma à pile à combustible livrée fin 2017 sur le territoire de Chambéry Grand Lac Economie. La priorité sera donnée à l’une ou l’autre de ces infrastructures en fonction des besoins, avec un renvoi vers le réseau lorsqu’elles n’auront pas besoin de recevoir d’énergie.

Fougères

A Fougères, en Ille-et-Vilaine, un tronçon expérimental Wattway a été installé sur un site auquel on ne penserait pas forcément pour ce programme : le parking d’un Ehpad, celui de la Chesnardière, géré par l’association Anne-Boivent. De taille plus modeste, puisqu’il est composé de 31 m2 de dalles photovoltaïques. Ouvert depuis des dizaines d’années, l’établissement a fait place nette début 2016 pour accueillir de nouveaux bâtiments inaugurés il y a quelques mois. D’où une sensibilité aux technologies pouvant améliorer l’impact environnemental global du site. Selon Servanne Reslou, directrice qualité de l’association, interrogée par Ouest-France, cette installation est suffisante pour avoir permis de fournir en 3 jours l’énergie nécessaire pour effectuer « 5 allers-retours Fougères-Rennes en voiture électrique », soit 500 kilomètres au total. Sur ce territoire, il faudrait 4 kilomètres de route solaire Wattway pour alimenter tout l’éclairage public de la ville. Afin de répondre à la question de l’efficacité du système du fait de la circulation, Colas a profité de l’inauguration bretonne, lundi 25 juin dernier, pour rappeler que « les infrastructures routières ne sont utilisées que 10% du temps ». Le tronçon installé à l’entrée du domaine de la Chesnadière doit être suivi expérimentalement pendant 2 ans. Ouest-France a communiqué le coût des travaux : « 93.000 euros, financés à hauteur de 50% par l’Association Anne Boivent, 40% par les fonds européens Feder et 10% par la mairie de Fougères ». Les dalles alimentent l’éclairage du site, mais aussi le panneau d’affichage numérique qui indique, devant l’entrée du domaine, le volume d’énergie produit sur place par le dispositif Wattway.


Mots clés : Wattway | route | solaire | photovoltaïque | Colas | Chambéry | Fougères | électricité
Catégories : Voiture électrique | Voiture hybride rechargeable | Borne de recharge |

Commentaires

Posté le 02-07-2018 à 18:18:55 par ZoéT

Faut il y croire ?

Posté le 03-07-2018 à 16:20:42 par Toomy75

Est-ce que Wattway est aussi efficace et pas plus cher qu’installer des panneaux solaires bien orientés sur tous les grands bâtiments d’une commune ?

Posté le 04-07-2018 à 01:22:55 par raysar

Philippe Schwoerer votre religion des "chose électrique" n’a rien à faire sur une site comme l’AVEM, il est possible que vous soyez de bonne foi, mais bon sang, prenez le temps de demander (sur twitter ou à des scientifiques par mail) avant d’écrire ça, même si vous manquez de temps pour écrire un article.

Je suis désolé mais c’est du très mauvais journalisme de citer des personnes qui racontent de la merde sans rien expliquer.

Je suis sur que vous avec un minimum de compétence mathématique pour comprendre que ce projet est une arnaque industrielle sans nom pour la population française.

Vous ETES OBLIGE en tant rédacteur d’articles pour le grand public d’expliquer pourquoi cette technologie est une aberration technologique et que quelque soit le niveau d’amélioration technique ça coutera BEAUCOUP plus cher que n’importe quelle installation photovoltaïque de base.
Les affirmations mensongères et sans fondement de Colas ne sont pas un argument suffisant.

L’argument fallacieux numero 1 pour ce projet est de dire qu’on a pas la place de mettre des panneaux ailleurs et que c’est une idée de génie de les foutre sur une route.

Je ne vais pas passer mon temps à retrouver les gens qui ont fait des calculs financiers pour expliquer cette arnaque insupportable qui bien évidement est financé EXCLUSIVEMENT par de l’argent PUBLIC et ici d’une ASSOCIATION, je met juste des vidéos d’EEVblog pour comprendre la base:

https://www.youtube.com/watch?v=rpwx-8s1M38
https://www.youtube.com/watch?v=RjbKYNcmFUw
https://www.youtube.com/watch?v=obS6TUVSZds

Je le répète, ce genre d’article fait parti des pires choses pour pourrir l’opinion publique sur ce que sont les solutions qui vont vraiment pouvoir réduire notre consommation d’énergie fossile.

Apprenez à la population à faire de la science et le gouvernement prendra de bonne décision. La vous participez et c’est grave, aux futures décisions complètement débiles en matière "d’écologie".

Posté le 04-07-2018 à 08:55:01 par Philippe Schwoerer

@raysar

Point de religion des choses électriques me concernant.

Au départ de cet article, celui lu le jour même dans Ouest-France : https://www.ouest-france.fr/bretagne/fougeres-35300/video-wattway-teste-sa-premiere-route-solaire-en-bretagne-5856121

Puis recherche de CP sur le site dédié à Wattway pour vérifier l’actu.

D’où un article d’actu simple, sans prendre parti.

Le métier de journaliste n’est pas simple. Quelque part, votre message me fait sourire, car j’ai reçu en privé hier une critique exactement à l’opposé de la vôtre, pour un autre article dans lequel je pointais des anomalies. Là, on me disait que ce n’était pas mon rôle ni celui de l’Avem. Toutes les attentes et leur contraire pèsent sur chacun des rédacteurs qui produisent des articles.

Par ailleurs, il existe différents genres d’articles : de l’actu simple au billet d’humeur. Je surfe personnellement sur différents genres, selon...

La force de l’Avem est cependant d’offrir une tribune à ceux qui ne sont pas d’accord avec le contenu des articles. Nombre de sites ne le permettent pas. Vous avez utilisé cette possibilité, c’est très bien !

Merci cependant de respecter ma propre pratique et mes choix journalistiques.

Posté le 05-07-2018 à 09:09:48 par DIPS

Nous avons un projet de production solaire auquel la WATTWAY pourrait répondre parfaitement. Trop tôt pour en dire plus, si ce n’est absence de batîments permettant de poser des panneaux photovoltaïques et site naturel à préserver.

Posté le 06-07-2018 à 16:06:38 par DIRD

Quand on voit comment vieillissent les routes, notre doute porte sur la durabilité des dalles après des passages répétés de véhicules lourds. L’idée d’une installation sur un parking semble de ce point de vue plus judicieuse.

Posté le 06-07-2018 à 22:35:37 par HMDis

@DIPS
Pas moyen d’en savoir davantage ? Votre projet m’intéresse. Je peux vous faire passer mes coordonnées par l’Avem.

Posté le 07-07-2018 à 08:49:11 par Magnan78

Dubitatif aussi sur ce concept, mais s’il est viable dans certaines conditions, dans ce cas, il ne faut pas hésiter.

Posté le 07-07-2018 à 22:35:37 par sigis

je pense que le but de Colas est juste de faire parler d’eux et de faire du greenwashing. ça me rappelle "l’arbre à vent" ou la fleur PV d’EDF, des épiphénomènes sans lendemain. Certains surfent sur la vague renouvelable pour se faire financer leur greenwashing par l’argent public : l’Europe via le FEDER, et des responsables publics un peu naïfs ou voulant se faire mousser avec du "joli" renouvelable bien médiatique. ça marche puisque l’AVEM en parle!
En effet, il faut en permanence du nouveau dans les médias.
J’attendrais plutôt que l’ensemble des hangar de France et l’ensemble des parking soient couvert en PV classique ou par de simples ombrières. Quelle surface incroyable serait alors couverte plutôt que de défricher des zones boisées comme avec le projet Megasol (http://www.bouches-du-rhone.gouv.fr/content/download/20163/124324/file/Rapport%20Saint-Paul-l%C3%A8s-Durance%2010e.pdf).
Ce genre de projet type route solaire n’affiche jamais de coût du MWh électrique produit (ni actuel ni prévu après industrialisation et optimisation des process), c’est à ce signe que l’on reconnais les projets bidons.
D’après le moniteur (https://www.lemoniteur.fr/article/route-solaire-wattway-un-an-apres.1075459) la première route a couté 5M€ et a produit 150MWh; si je suis optimiste avec une prévision de production sur 30 ans et que je ne compte pas de coût de maintenance on est déjà à 1000€/MWh (à comparer aux 60€/MWh du solaire classique (https://www.techniques-ingenieur.fr/actualite/articles/prix-solaire-france-trois-decennies-avance-experts-41301/).
En conclusion, ce genre de projet bidon prend de l’argent publique qui pourrait être mieux utilisé pour développer le PV maîtrisé en France.
Que Colas s’amuse à faire de la R D, ça les regarde et c’est très bien, ils peuvent déjà profiter du crédit impot recherche pour ça, pas besoin de rajouter des subventions supplémentaires.
Autre conséquence funeste d’une généralisation des routes solaires : pour permettre l’éclairement des routes, il faudrait couper tous nos beaux platanes de bord de route...

Posté le 02-08-2018 à 09:44:19 par 1noel2


Dispensons nous de tout baratin ou verbiage Compte tenu d’ un positionnement complètement horizontal et de l’ ombre portée provoquée par les véhicules , le facteur de charge d’ un générateur PV routier ne dépasse pas 0.07. 50 M² fourniront donc annuellement entre 3 000 a 3 500 Kwh (Cela représente une facture EDF d’ a peu près 400 €) Passionnant !
Quel sera le cout total de l’ investissement ainsi que la durée réelle de l’ exploitation du dispositif ?

Posté le 03-08-2018 à 20:14:30 par 1noel2

Lesrésultats de la route solaire à fougèresec seront ils plus crédibles que ceux obtenus a Boulogne
A Boulogne, cette énergie devait être utilisée pour chauffer la piscine municipale située en face de la route. Mais après un, an et demi de fonctionnement la route n’a produit que 65 % des prévisions. « Lors des simulations avant-projet, les pertes de production ont été sous-évaluées », reconnaît-on chez Colas, à l’origine du dispositif Wattway. A t on le droit de se moquer du monde à ce point ? En l’ occurence, évaluer une perte n’ a pas de sens par contre on prévoit , et plus honnêtement, on garantit une production !!! ; COLAS indique un an et demi de production ; 18 mois à partir de mars ou bien 18 mois a partir d’ octobre ? Les pseudo-techniciens de COLAS devraient pourtant savoir que par souci de vérité l’ on prend uniquement en compte les chiffres fournis par tranches de 12 mois consécutifs

Posté le 04-09-2018 à 03:18:12 par Paul

Ces débat me fait doucement rire.

D’un côté je reconnais que voire l’argent public dépensé pour un produit qui n’est encore qu’un prototype en phase de recherche et qui permet à Colas de tester en plus d’une installation solaire plusieurs types de revêtement composites peut être énervant.

Cependant, l’entreprise ne gagnant pour l’instant pas franchement d’argent avec (si ce n’est une publicité à moindre frais), et bossant sur ce projet en partenariat avec le CNES, que de l’argent public soit dépensé pour aider la recherche n’est pas une si mauvaise chose.
Je sais que ce n’est pas une raison, mais sachant que plusieurs installations photovoltaiques installées par des mairies sur des bâtiments publics ne sont même pas utilisées car le coût de connexion à la grille est supérieure aux revenus escomptés, on peut aussi se dire que quitte à dépenser de l’agent public, autant qu’il serve à faire de la recherche plutôt qu’à installer des panneaux fantômes.
Le débat qui me parait plus important concerne donc le montant qu’il est souhaitable d’investir ou non dans ces recherches plutôt que la viabilité économique de ce qui n’est encore qu’un prototype.

Concernant le coût de revient d’une telle technologie, rappelons que Wattway c’est une toute petite équipe du type startup qui travaille sur cette technologie. Rappelons-nous du coût du solaire il y a dix ans... et voyons le résultat aujourd’hui : il est indéniable que pour Wattway il y a une marge de progression au niveau coût d’au moins 1 pour 10. Une question à se poser est : est-ce que ce sera suffisant pour arriver au coût au kWh des ombrières pour parking ? Je pense qu’il y a moyen mais chacun pourra se faire son avis.

Enfin, rappelons que si Colas détient un brevet pour l’installation de cette technologie, le CNES en détient un autre pour l’installation sur murs et toitures. Colas effectue des recherches sur la viabilité de l’installation de cette technologie sur route (résistance des matériaux, développement de microcouche adhérente…) mais rien n’empêche de coller ces panneaux ailleurs. Dans ce cas, on pourrait s’attendre à une baisse des coût spectaculaire car plus besoin de matériaux aussi résistants ni du vernis pour l’adhérence des véhicules qui contribue à faire baisser le rendement…

Posté le 04-09-2018 à 09:44:39 par ZoéT

@Paul
TRès intéressant votre commentaire. Merci ! on apprend plein de choses.



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