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Posté le 12/12/2017 à 06:00 par Philippe Schwoerer - Lu 3531 fois - 19 commentaires


Et si un service mobile venait recharger votre voiture électrique ?


A l’heure où il est encore difficile pour certains automobilistes de passer à la mobilité électrique, en particulier pour ceux qui résident dans une copropriété qui n’est pas équipée d’un parking, la solution, - peut-être temporaire -, ne passerait-elle pas par un service de recharge des voitures électriques à domicile ou sur le lieu de travail ?

Ca se fait pour l’essence et le gazole

Dans un article mis en ligne en date de vendredi 8 décembre dernier, le quotidien La voix du Nord consacre un article à l’entreprise Tank You qui, après une expérience réussie à Paris, investit Lille (59), avant de s’implanter à Lyon (69) au début de l’année prochaine, en proposant de remplir de carburant les réservoirs des voitures des automobilistes à l’emploi du temps chargé. En plus de se prendre une marge sur le volume délivré, la jeune entreprise facture l’opération à partir de 4,50 euros. Pour la faciliter, elle demande à ce que le véhicule soit garé dans un espace privé et de laisser la trappe du réservoir ouverte. Sur le site Web dédié, les concepteurs mettent en avant différents avantages pour développer leur offre, parmi lesquels : un service simple et efficace, une diminution de l’empreinte carbone, une optimisation des dépenses en carburant, notamment pour les véhicules professionnels ou le temps passé à faire le plein du réservoir, détour jusqu’à la station-service compris, diminue celui passé sur un chantier, par exemple.

Adaptable à la mobilité électrique

Lors du lancement de leurs premiers modèles de voitures électriques, certains constructeurs, comme BMW, avaient imaginé un service mobile pour recharger au moins partiellement la batterie de traction des électromobiliens surpris par la panne sèche, faute de borne de recharge ou de prise domestique dans un secteur immédiat. Des véhicules de ravitaillement en électricité, à destination des engins électriques, ont donc bien été mis en service… de façon très discrète, pour l’image des marques et de la mobilité électrique. En croisant le concept sur lequel s’appuie Tank You et l’idée d’utilitaires dédiés à la recharge des véhicules électriques, on obtiendrait une toute nouvelle offre. Il s’agirait d’un service itinérant qui pourrait permettre à des automobilistes prêts à passer à l’électromobilité, mais qui n’ont pas un accès valable à la recharge. Le déplacement du professionnel permettrait de gagner du temps, mais aussi de ne pas se préoccuper de déplacer son véhicule une fois la recharge effectuée, et de préserver au maximum l’autonomie retrouvée. La plupart des avantages mis en avant par Tank You pour ses formules seraient duplicables à la mobilité électrique.

Imaginer le financement du service

Le frein qui vient immédiatement à l’esprit pour que puisse éclore un tel service mobile, c’est le coût de réalisation des véhicules dédiés à la recharge, lorsqu’il s’agit d’imaginer une tarification de l’opération de ravitaillement des packs de batteries. Disons-le tout net : sans aide extérieure, - de l’Etat ou des collectivités -, le poids financier des technologies à exploiter est trop lourd, au point où elles en sont. Mais avec un système d’encouragement orchestré par l’Ademe, proche de celui qui a permis aux syndicats de l’énergie de déployer leurs propres réseaux de bornes de recharge, des engins adaptés pourraient être produits, qui auraient pour vocation de tourner sur un territoire restreint, à l’échelle d’une commune, d’un arrondissement, ou d’un groupe de quartiers. Une approche essentielle, puisqu’avec certains modèles de véhicules électriques, la régénération de l’autonomie prendrait plusieurs heures, imposant à l’agent mobilisé de pouvoir poursuivre ses activités en rejoignant son lieu de travail au plus vite, avec, par exemple, un vélo à assistance électrique.

Un débouché pour la seconde vie des batteries ?

On imagine que des supercondensateurs trouveraient leur place dans les engins des services mobiles de recharge. Rapide à régénérer, ils permettraient des rotations plus nombreuses dans la journée. Toutefois, l’idée de recourir à des batteries en seconde vie offrirait un plus, vertueux. A l’instar de l’expérimentation E-Stor menée par Renault et Connected Energy, les packs des voitures électriques en fin de vie pour la mobilité pourraient avantageusement être exploitées, au sein d’une architecture moins coûteuse à mettre en place, et quelque peu en illustration des principes de l’économie circulaire. Et ça marche, même pour la recharge rapide ! Avec un bémol d’importance : alors qu’elles ne sont pas encore disponibles massivement, les batteries en seconde vie sont attendues pour de multiples projets qui comportent un volet conséquent de stockage de l’énergie.

Energie renouvelable

L’idéal, pour surfer sur l’argument mis en avant par Tank You de diminution de l’empreinte carbone, serait d’obtenir une chaîne de fonctionnement qui invite les énergies renouvelables. Ce qui est tout à fait envisageable, et d’autant plus sérieusement si les services mobiles de recharge étaient intégrés aux réseaux de bornes à la main des syndicats de l’énergie dont un des objectifs et justement de développer des solutions solaires, éoliennes ou tournées vers la méthanisation et l’hydrogène.


Mots clés : La voix du Nord | Tank You | service | mobile | recharge | borne | véhicule | voiture | électrique | batterie | mobilité
Catégories : Voiture électrique | Borne de recharge | Batterie |

Commentaires

Posté le 12-12-2017 à 07:52:08 par Vous avez pensé au foin pour les fiacres ?

Un peu du grand n’importe quoi... Un "plein" à moins de 2 euros (si l’on reste à 12 cts d’€ du kWh, en évitant cette dérive souhaitée par le gouvernement de trouver un système pour instituer un équivalent TICPE au VE...) ne justifie pas un service forcément plus coûteux.

Si pas de prise accessible pour un chargement "doux" en batch la nuit, alors pas de VE, un GPL fera parfaitement l’affaire, y compris sur le plan environnemental et autonomie.

Pas d’écurie, pas de chevaux. Furent-ils biomasse, vapeur ou électriques... Suffit d’emprunter ou de partager, la possession est passée d’époque...

Posté le 12-12-2017 à 08:30:05 par Philippe Schwoerer

"Un GPL fera l’affaire", dites-vous ! Connaissez-vous cette technologie ? Le démarrage se fait systématiquement à l’essence, avec un passage au GPL qui intervient au bout d’un certain temps, suivant les technologies. Pour certaines, en seconde monte notamment, il est préconisé d’attendre que le moteur soit à une certaine température de fonctionnement, souvent au alentours de 60° C, soit, lorsqu’il gèle dehors, le temps de parcourir quelques kilomètres, et donc, le passage au GPL se ferait quasiment sur la fin de parcours, et dans certains cas pas du tout. Des progrès ont heureusement été faits ces dernières années, mais ce scénario existe encore sur des modèles actuellement en circulation.

Concernant le service mobile de recharge, voici un exemple soulevé par un monsieur de 88 ans que j’ai récemment interviewé pour un autre média. Sa situation est extrême, mais il en existe d’autres, nombreuses, heureusement moins lourdes. Ce monsieur, qui a toujours vécu dans une même commune en IDF, s’est mis à la mobilité électrique, alors qu’il résidait dans une maison individuelle. Pas de problème de recharge alors. Au décès de son épouse, il intègre une résidence pour séniors, sans parking dédié. Pas de bornes dans sa commune ni aux alentours. Comment fait-il pour recharger aujourd’hui ? Il va chez sa fille à 40 km de chez lui ! 40+40 km, pour une voiture qui dispose de 125 km d’autonomie environ. Il lui reste 45 km réels à disposition, au mieux.

Ce monsieur, qui a milité un bon nombre d’années au service de le sécurité routière, a reçu les témoignages d’autres utilisateurs de VE, ou d’automobilistes qui voudraient le devenir, tous quelque peu bloqués par leur résidence, mais tous désireux de rouler électrique, pour diverses raisons qui leur appartiennent.

Posté le 12-12-2017 à 09:31:24 par ZoéT

Vu le témoignage cité ci-dessus : consternant ! Je connais quelques situations qu’un service mobile rendraient plus facile. Mais je doute qu’un tel service voit le jour. O peut y croire : on voit bien plus farfelu rencontrer le succès.

Posté le 12-12-2017 à 10:08:46 par Olive78

J’y vois une utilisation personnelle possible de ce service. Ma femme ne veut jamais s’occuper de la recharge, ce qui a tendance à me faire perdre du temps quand je ne l’ai pas prévu. Si on peut se reposer sur un service comme ça, c’est pas mal. Pour aller plus loin ce serait même qu’il puisse intervenir dès que l’autonomie restante est en dessous d’un seuil qu’on choisit.

Posté le 12-12-2017 à 13:12:37 par mullaure

@ Philippe Schwoerer

Un peu n’importe quoi également Philippe...Ma Renault Dacia Sandéro GPL / Essence passe au GPL au bout de quelques secondes lorsqu’elle couche au garage et au bout de quelques minutes si elle est dehors par temps de gelée.
Perso, je ne connais aucun modèle GPL/Essence qui se comporte comme vous le dites et ça fait 30 ans que je roule et m’intéresse au GPL...

Posté le 12-12-2017 à 13:26:28 par mullaure

La technologie Graphène qui se profile dans un avenir proche résoudra tous ces problèmes d’autonomie/recharge.
A volume égal à celle d’une Zoé 40, une batterie au graphène aurait une autonomie de 800 kms et un temps de recharge à 100% de 1/2 heure.

A bon entendeur...

Posté le 12-12-2017 à 13:35:19 par Philippe Schwoerer

@Mullaure

Avant de rouler électrique, je roulais au GPL : Citroën DS 23 IE 1973, Citroën XM Turbo CT.

On passe sur la première, trop ancienne.

La seconde, construite en 1996, à reçu un système GPL en seconde monte, mais véhicule neuf. Moteur rincé avant 60.000 km. Cause annoncé par l’installateur : passage (manuel) au GPL trop précoce. Conseil donné : ne passer au GPL que lorsque la température du moteur atteint 60° C.

A l’achat, visite chez un installateur, qui a confirmé ce scénario. Moteur monté sans problème à 240.000 - 60.000 = 180.000. En moins de 10.000 de plus, rincé, car procédure non respecté.

Beaucoup de casse sur le moteur GPL en ne respectant pas ce scénario. Si vous roulez au GPL depuis 30 ans et vous y intéressez, vous ne pouvez pas ignorer cela.

En cherchant sur le Net on en trouve des traces.

Sur ce post http://www.planete-citroen.com/forum/archive/index.php/t-141236.html, un propriétaire de C3 explique en 2011 (modèle récent) : "Sur ma nlle C3, la bascule se fait en été "à froid" après 1 km et en hivers "à froid" après 3/4 kms" (20/08/2011 0h50). Ca doit correspondre à cette température de 60° C.

Sur le même post, un autre abonde : "Ca je confirme, quand nous étions à pontarlier, c’est 10 à 15kms en hiver qu’il fallait (Xsara 1.4l)" .

Un autre lien, encore mieux, car on y parle justement de Dacia Sandero : http://www.forum-auto.com/marques/dacia/sujet2592.htm. On y lit : "Condition pour la commutation: Liquide de refroidissement Température : dessus de 40 degrés / Heure Facteur : au moins 60 secondes". Certains donnent leur expérience, plus proche de la mienne que de la vôtre.

Alors, "un peu n’importe quoi", comme vous dites : vraiment !?

Et ce sont les2 seuls liens que j’ai ouverts !!!

Posté le 12-12-2017 à 14:02:28 par PBlanchet

Ayant également eu des véhicules au GPL, je valide ce que dit M. Schwoerer, au moins pour certains dispositifs. Il en existe plusieurs : en ce qui me concerne je ne connais que ceux que j’ai utilisé et qui demandaient effectivement certaines conditions, dont une sur la température du moteur, et l’autre sur un régime minimum du moteur. Nous avions aussi pris l’habitude d’un passage manuel. Sur les courtes distances, on restait à l’essence. Sur les longues distances, nous attendions la température normale de fonctionnement du moteur, soit 90°, par pure précaution. Pas de casse sur nos véhicules, mais de nombreuses sur d’autres. Le record étant sur les Pontiac de type monospace.

Posté le 12-12-2017 à 14:19:37 par JPM

@Mullaure
30 ans que vous roulez au GPL et vous ne saviez pas qu’il y avait des conditions pour le passage au GPL, c’est surprenant ! Les problèmes sur les moteurs à cause de ces conditions non respectées sont une des causes du déclin du GPL. Il n’y a pas que le problème des mises aux normes successives ! Quand on ne sait pas, on évite de chercher à ridiculiser ceux qui connaissent !
JPM (ancien installateur en retraite)

Posté le 12-12-2017 à 14:32:00 par clepennec

Perso, toujours laissé faire le système automatiquement, savais pas qu’il y avait des conditions. Concernant le service mobile électrique : Pourquoi pas, me permettrait de laisser le GPL pour l’électrique.

Posté le 12-12-2017 à 18:28:01 par electronlibre

Pour ma Sandero gpl:
A froid, 1 à 2km suivant T° exterieure; a chaud, moins de 10s.
Pour revenir à l’article, Nikola Tesla avait résolu le problème de la recharge en s’en passant. Mais cela a déplu au financier car l’énergie que consommait sa voiture était gratuite, non taxable et surtout illimitée: la ruine de l’industrie de l’énergie...

Posté le 13-12-2017 à 07:23:51 par ZoéT

J’aime les rédacteurs qui connaissent leurs sujets et savent les défendre !

Posté le 14-12-2017 à 16:08:15 par Philippe Schwoerer

Un tel service mobile de recharge existe finalement, en Allemagne. Son nom : Chargery. La batterie qui fournit l’énergie est tracté par un vélo, comme l’explique Hugo Lara dans un article sur Automobile Propre : http://www.automobile-propre.com/chargery-service-de-recharge-mobile-vehicules-electriques/

Posté le 15-12-2017 à 10:37:29 par ZoéT

Même pas électrique, le vélo !?

Posté le 16-12-2017 à 20:18:18 par MaglioZE

L’idée est intéressante. Ca pourrait être une belle aide, je pense. Dans certains cas (vacances), ça pourrait m’intéresser.

Posté le 16-12-2017 à 21:46:48 par Stef56

Pourquoi ça ne fonctionnerait pas ? Il y a un besoin et la technologie est là. Les bons modèles restent à trouver et développer. Dans une société où tout le monde courre après le temps, c’est un moyen de l’économiser. Et c’est très développement durable avec un vélo pour trainer la batterie qui sert pour recharger.

Posté le 17-12-2017 à 10:38:40 par ZoéT

Ca doit pas être facile de tirer une batterie de 150-200 kg par vélo sans assistance.

Posté le 17-12-2017 à 11:22:17 par JBM

Dans ma famille, on est à fond sur les EnR. On est plusieurs à avoir un abonnement Enercoop. J’en fais partie, ais j’habite dans un immeuble sans parking privatif, et pas de bornes de recharge dans ma commune ni proche. Pourtant je souhaiterais rouler en ZOE. Ce service mobile me permettrait de le faire. Je suis à 200% pour !

Posté le 17-12-2017 à 16:20:51 par RLem999

Sur les lieux de vacances ou de grosses manifestations, je pense que ça pourrait avoir du succès.



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