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Infox, l’Ademe remet les pendules à l’heure pour la voiture électrique Rédigé par Philippe Schwoerer le 10 Juil 2026 à 06:00 0 commentaires

Energies renouvelables et mobilité figurent parmi les principaux sujets qui font régulièrement l’objet de fausses informations circulant même dans notre entourage. Dans sa lettre Ademe Infos du 9 juillet 2026, l’agence alerte à nouveau sur ce phénomène.

 

665 cas de mésinformation à la télé et à la radio

Selon l’Ademe, « 52 % des utilisateurs des réseaux sociaux déclarent avoir déjà été exposés à des infox environnementales ». C’est à la fois beaucoup car on imagine l’ampleur du phénomène, et en même temps étonnamment peu. On pourrait imaginer que tous, à un moment ou un autre, ont croisé de la désinformation. Encore faut-il en avoir conscience.

Concernant les thèmes contigus des voitures électriques et des énergies renouvelables, par exemple, c’est parfois dans les médias audiovisuels eux-mêmes que l’on trouve encore quelques pépites qui alimentent les discussions dans les repas en famille ou entre amis, ou encore au bureau avec des collègues. Le très gros problème de ce phénomène est qu’il ralentit ou bloque les actions visant à modérer le dérèglement climatique, alors même que nous sommes actuellement confrontés à des épisodes exceptionnels de canicule.

Pour l’année 2025, l’Observatoire des médias sur l’écologie a recensé 665 cas de mésinformation dans les émissions des radios et chaînes de télévision, parfois à des moments pouvant influer sérieusement sur l’avis du public lors de la prise de décisions importantes. Rien que pour les énergies renouvelables, 392 cas sur 665 (59 %), voulant véhiculer l’idée qu’elles feraient « exploser le coût de l’électricité », également qu’elles seraient « inefficaces ou inutiles en raison de leur intermittence ».

 

Petit focus sur la mobilité

Concernant la mobilité en particulier, 55 cas ont été relevés (8 %), voulant faire croire que les ZFE ne réduiraient « pas les émissions des gaz à effet de serre », et que les voitures thermiques récentes ne seraient « pas un problème pour l’environnement ».

Parmi les trois idées reçues mises en avant par l’Ademe dans sa nouvelle lettre, il y a « La voiture électrique est plus polluante que la voiture thermique ». Sur ce sujet, Bertrand-Olivier Ducreux, ingénieur Transports et Mobilités à l’Ademe est formel, l’impact doit être considéré sur l’ensemble du cycle de vie du véhicule.

Et lorsque l’on fait ce recadrage, on peut évaluer à 20 000 km le seuil à partir duquel l’impact carbone d’une citadine électrique devient inférieur au modèle équivalent diesel. Pour un gros SUV, la bascule interviendrait au bout de 100 000 km environ. Des chiffres qui tiennent compte aussi des « émissions induites par l’installation des bornes de recharge ».

Ce qu’il faut également prendre en compte de positif avec l’électromobilité, c’est la baisse des nuisances sonores et la disparition des polluants à l’échappement. Le développement du recyclage est trop rarement pris en compte, alors qu’il accentue l’atout économique des VE : « Avant la guerre en Iran et la flambée des prix, ils étaient déjà trois fois moins chers au kilomètre s’ils étaient majoritairement rechargés à domicile ».

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