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Posté le 18/05/2017 à 16:29 par Philippe Schwoerer - Lu 7039 fois - 19 commentaires


Nicolas Hulot et la mobilité électrique


Notre association et son média s’attachant à la promotion des véhicules électriques, c’est autour de cette orientation que nous vous proposons de commenter l’arrivée de Nicolas Hulot au ministère de la Transition écologique et solidaire. S’il a accepté un tel portefeuille, c’est qu’il a obtenu de sérieuses garanties pour pouvoir mener à bien les missions qu’il a lui-même choisi d’endosser ou estime qu’il sera en mesure d’accomplir.

Un profil rassembleur

Qui sont les électromobiliens d’aujourd’hui, en majorité ? Des personnes qui ne sont pas nées avec le souci de l’écologie, qui ont vécu sans s’en préoccuper pendant de nombreuses années en récoltant les fruits des trente glorieuses encore bons à croquer pendant 10 ou 20 ans. Nicolas Hulot est de ceux-là ! Il partage avec bien des utilisateurs de véhicules électriques une démarche écologique qui s’est progressivement installée au fur et à mesure de ses propres constats et nourrie de la confrontation des avis et études scientifiques. S’il y a bien quelqu’un qui peut faire bouger les automobilistes dans leurs habitudes et emporter sincèrement leur adhésion depuis un quelconque ministère, c’est bien lui ! Avec tout de même une petite condition bien sûr : qu’il ait les coudées franches ! Contre lui : les barbus de l’écologie et à l’opposé, tous les climato-sceptiques et fossoyeurs des politiques en faveur de l’environnement.

Le véhicule électrique…

On peut considérer Nicolas Hulot comme un pionnier du véhicule électrique, dans la mesure où il s’est prêté au jeu d’en exploiter déjà quelques-uns, pour lui-même ou son école nature, sur sollicitation de constructeurs, dont Renault en particulier. Il y a 7 ou 8 ans, nous avions en commun de recevoir la visite régulière du même technicien volant qui entretenait nos Kangoo respectifs de première génération. Il y a 2 ou 3 ans, j’avais profité du passage par la côte bretonne d’une caravane estivale d’essais Tesla pour (re)découvrir ensemble la Model S. Ses occupations l’avaient éloigné de la région à cette date, mais l’idée avait paru l’intéresser. Sans doute a-t-il pu depuis éprouver l’engin. En tout cas, ce matin, jeudi 18 mai 2017, Nicolas Hulot est arrivé en Renault Fluence ZE pour participer à son premier Conseil des ministres !

…pour un usage le plus vertueux possible…

Autant Ségolène Royal, ancienne ministre de l’Environnement, de l’Energie et de la Mer avait fait de la voiture branchée un de ses chevaux de bataille, autant Nicolas Hulot, en perpétuelle réflexion et évolution sur les questions écologiques, s’intéresse aux meilleures solutions dans leur contexte et en fonction des technologies disponibles. Si, au sujet la mobilité, les véhicules électriques en font partie : feu vert ! Davantage sur 2 axes aux extrêmes : les engins de transport en commun, et à l’opposé, les vélos et petits véhicules de mobilité douce et individuelle. Il y a 2 ans, le programme My Positive Impact, lancé par la fondation qui porte son nom, avait ainsi mis en avant le tricycle à assistance électrique VéloVan de Wheel’e, et la roue électrique de Rooul’In qui transforme simplement un vélo en VAE.

…et une recharge propre

Nommer Nicolas Hulot ministre de la Transition écologique et solidaire, c’est clairement encourager le développement des énergies renouvelables, condamner les quatre centrales à charbon françaises, et s’attacher, au minimum, à conserver la feuille de route de réduction de la part du nucléaire dans le mix énergétique de notre pays. Différents médias lui attribuent déjà la chute du titre EDF en bourse ! Sa volonté de repositionner l’énergéticien « dans une trajectoire compatible avec celle de la transition énergétique » en serait la cause principale. Quoi qu’il en soit, l’association entre les véhicules électriques et les énergies renouvelables a pour lui le goût des choses incontournables.

Du pacte écologique…

On se souvient sans doute encore du pacte écologique proposé par la FNH aux candidats à la Présidentielle de 2007 en une véritable charte écologique. Signé en particulier par Nicolas Sarkozy, Ségolène Royal et François Bayrou, il a largement inspiré le Grenelle de l’environnement qui s’est animé quelques mois plus tard avec le travail du ministre de l’Ecologie de l’époque : Jean-Louis Borloo. L’arrivée 10 ans plus tard de Nicolas Hulot à ce portefeuille constitue quasiment un symbole. On le sait opposé à la technologie diesel, du fait de l’hécatombe sanitaire qu’elle cause. Il est probable qu’il s’empare du problème des particules sur les moteurs essence à injection directe s’il estime fondées les études qui les dénoncent. Il est donc quasiment acquis que le principe du bonus/malus écologique qui favorise les véhicules électriques soit reconduit. Modifié, accentué, soutenu par une fiscalité indifférenciée entre les 2 carburants (essence et gazole) déjà en germe. Le déploiement des bornes de recharge pour véhicules électriques et hybrides rechargeables : Peut-être pourra-t-il être rendu plus efficace sur le terrain. Globalement, on imagine très bien que les aides et/ou mesures qui visent à favoriser leur implantation dans l’espace public et les bâtiments vont perdurer.

Autonomie

Nous ne pouvons émettre que des suppositions à ce jour concernant les choix que pourrait prendre Nicolas Hulot en matière de mobilité. Et ce, pour une raison essentielle : nous ne connaissons pas l’autonomie dont il disposera… aussi bien d’entrée de jeu que dans la durée. Jusqu’à présent, le nouveau ministre s’était montré prudent, refusant les portefeuilles jusqu’alors proposés par Jacques Chirac, Nicolas Sarkozy et François Hollande, et préférant un rôle de conseiller indépendant qui a permis de transmettre ses valeurs sans endosser une couleur politique ni les conditionner à son image que certains rejettent. Si cette semaine, il a pris le risque d’agir plus directement, avec des comptes à rendre régulièrement, c’est sans doute qu’il a acquis la certitude de pouvoir effectuer sa mission avec une grande autonomie. Comment ? Ce n’est en tout cas pas cette réponse sur le sujet de Christophe Castaner, porte-parole du gouvernement, qui pourrait laisser supposer une quelconque négociation : « Un ministre ne pose pas de conditions, ni au premier ministre ni au président de la République ».

Des signes contradictoires

D’un côté, il y a la personnalité du Premier ministre, Edouard Philippe, ancien directeur des Affaires publiques d’Areva au moment où le Grenelle de l’environnement se mettait en place, et opposant aux lois sur la transition énergétique et sur la biodiversité dans le cadre de ses fonctions de député. Quelle collaboration possible entre Nicolas Hulot et lui ? Christophe Castaner évoque « une feuille de route » formulée par Emmanuel Macron, président de la République, à suivre par Nicolas Hulot. Au sujet des transports, au moins 2 points qui ne devraient pas causer de polémiques entre eux. Le premier concerne le resserrement de la taxation entre l’essence et le gazole qui trouve un prolongement dans la suppression à terme des avantages consentis aux flottes de véhicules diesel. Puisque la lutte contre le dérèglement climatique rend incontournable le développement des solutions de transports les plus vertueuses, et que la culture de l’automobile individuelle reste bien ancrée dans les habitudes des Français, Emmanuel Macron a indiqué vouloir aider davantage les particuliers prêts à se débarrasser d’un vieux diesel pour l’acquisition d’une voiture électrique : +1.000 euros. Ce qui porterait à 11.000 euros l’aide maximale pour une telle opération.

Remerciements

Puisque la raison d’être de l’Avem est la promotion du véhicule électrique, il apparaît justifié d’adresser nos remerciements à Ségolène Royal, ancienne ministre de l’Environnement, de l’Energie et de la Mer, à laquelle nous devons a minima la mise en place de nouvelles aides étendues à l’acquisition de scooters, tricycles, et quadricycles électriques et vélos assistés. Elle laissera l’image à ce portefeuille d’une ministre engagée qui a cherché à profiter de toutes les opportunités pour aller dans le même sens que notre association. Jusqu’à des prises de position ou des actions osées, telle l’interpellation d’Elon Musk pour l’installation d’une usine Tesla sur le site de la centrale de Fessenheim. Nos remerciements également à Emmanuel Macron d’avoir choisi Nicolas Hulot pour lui succéder, et à ce dernier d’avoir accepté la mission.


Mots clés : Nicolas Hulot | ministre | Transition écologique et solidaire | ministère | véhicule électrique | voiture électrique
Catégories : Voiture électrique | Voiture hybride rechargeable | Aides financières | Borne de recharge | Vélo électrique | Scooter électrique | Pollution & qualité de l'air |

Commentaires

Posté le 18-05-2017 à 16:36:30 par jeanbaptistesegard

Et il possède à titre perso une i3 REX !

Posté le 18-05-2017 à 16:45:07 par xtof

un grand merci effectivement à Madame Ségolène Royal qui a eu le courage de mettre en place un bonus gouvernemental pour l’acquisition d’un véhicule 2 roues neufs (motos, scooters, VAE)!
Monsieur Nicolas Hulot qui roulait déjà en scooter électrique depuis des années pourra en bénéficier lorsqu’il changera de véhicule: pourquoi pas un scooter électrique français!

Posté le 18-05-2017 à 17:01:47 par Letellier francis

Propriétaire d’une vieille Clio essence , diouze ans d’age, je souhaiterais acquérir un véhicule électrique , mais déplore de ne pouvoir bénéficier de l’aide réservée a l’elimination des vehicules diesels.

Posté le 18-05-2017 à 17:15:06 par christmeng

Propriétaire d’un break VOLVO V70 2.5TD de 2001, je voudrais le vendre pour un véhicule hybride électrique mais il y a un os car j’utilise une remorque pour aller en déchetterie et quand je me tourne vers les constructeurs aucun ne peut me proposer un véhicule électrique avec un attelage pour tracter ma petite remorque. Quelles sont les raisons à ce refus et comment solutionner ce problème ?

Posté le 18-05-2017 à 17:50:42 par PMC

A mon avis, il va surement avoir du mal à travailler sereinement. Je lui souhaite bonne chance et j’espère qu’il va suivre et amplifier les mesures prises en faveurs des VE.

Posté le 18-05-2017 à 17:59:55 par scal

Beaucoup de travail pour monsieur Hulot

sur les standards des prises de recharges
le réseau de recharge
les aides pour la recherche en matière d’induction, en matière d’usine d’accumulateurs de nouvelle génération...

Pendant la transition, favoriser le GPL pour les derniers véhicules à moteurs thermiques de tourisme et utilitaires sans oublier les réseaux de transport collectif au gaz naturel méthanisé

Posté le 18-05-2017 à 19:22:44 par ZoeT

Ah ben oui, il faut aussi y penser à tout ça

Posté le 18-05-2017 à 21:33:13 par HSpi

Pas trop rêvé non plus! des aides pour les voitures electriques, y’en a déja pas mal, non. pouqroui ne pas aider plutot les constructeur a investir pour depollué les moteurs diesels?

Posté le 18-05-2017 à 21:54:26 par zinzin43

Réponse à christmeng au sujet de l’attelage, rarement évoqué sur les sites web spécialisés dans l’electromobilité.

Seule la VW GOLF GTE hybride rechargeable est homologuée pour tracter et répond donc à ce besoin.

On commence à trouver cette voiture en occasion car elle est commercialisée depuis 2014.

Posté le 18-05-2017 à 21:45:26 par bigbluejlr

pourquoi ne pas developper une nouvelle filière de reconversion des anciens véhicules ( pas des épaves) en VE ? certains modèles de plus de 5 ans pourraient parfaitement faire l’affaire
ça donnerait de l emploi local en quantité à des apprentis, ce serait manuel et valorisant avec des chaines de tractions standardisées et adaptées par modele.
on converti des scenic 2010 en VE avec pack batterie modulable par exemple, on vire les moteurs et place de l elec et des batteries
on converti les vieilles camionnettes tout pareil mais en vrai filière efficace et financièrement soutenue.
on facilite l homologation de ces conversions et c est parti !! on transforme toutes les campagnes et les villes

quand j entend un ami employé chez PSA ayant vu récemment Carlos Tavares venir fanfaronner et donner sa vision de l avenir : pas un mot sur le VE, juste parler du car sharing en se frottant les mains car selon lui ça va renouveler le parc ...
je pense surtout que ça va baisser le niveau des ventes par une meilleure optimisation du parc et du partage de véhicule bas de gamme , le haut de gamme restant dans l émotionnel et l achat

Posté le 19-05-2017 à 09:22:09 par Philippe Schwoerer

@christmeng

Pour compléter la réponse de zinzin43

Deux raisons principales expliquent que les voitures électriques et hybrides rechargeables ne permettent pas de tracter une remorque :
- problème de points d’ancrage du fait de la présence de la batterie (de moins en moins vrai),
- le constructeur ne fait pas la démarche spécifique d’homologation car il estime que le besoin n’est pas suffisant pour cela.

Au sujet de cette seconde raison, des constructeurs avaient indiqué lors de points presse s’apprêter à homologuer un ou plusieurs de leurs modèles, sans suite finalement.

Un exemple concernant la Zoé : l’homologation à titre isolé pour le projet EP Tender.

Posté le 19-05-2017 à 09:31:42 par Philippe Schwoerer

@bigbluejlr

Votre remarque mérite d’être portée à la connaissance de nos lecteurs sous la forme d’un article que je souhaiterais produire prochainement.

D’une part, il existe des passionnés d’anciennes qui souhaitent rouler au quotidien avec leur modèle préféré. D’où d’ailleurs les répliques sous forme de quadricycles électriques de Citroën Méhari, Mini Moke, etc.

D’autres, à l’instar de votre exemple de Renault Scenic, aimeraient convertir un modèle plus récent, souvent celui qu’ils utilisent au quotidien depuis des années.

La législation française impose, pour les modèles mis en circulation avant le milieu de l’année 1967, de recueillir l’aval du constructeur. Et là, tout est dit… : l’aventure s’arrête là pour beaucoup.

Dans nombre de pays, les conversions ne posent pas de problème. On y trouve une diversité incroyable : Volkswagen Cox ou Combi, Mazda 323, Citroën BX et DS, ancienne Fiat 500, voitures américaines, etc.

Je sais en écrivant ces lignes que vous connaissez tout cela. Ma réponse appuie votre remarque, à destination de ceux qui s’interrogeraient aussi sur la question sans disposer de ces éléments.

Au Vendée énergie Tour de cette année, fin juin, il devrait y avoir une surprise à ce sujet !

Posté le 19-05-2017 à 17:04:48 par Pascal

C’est vrai ce qui dit Philippe il devrait y avoir une surprise qui abonde dans le sens du message de bigbluejlr.
A découvrir Place Napoléon à la Roche sur Yon le 24 juin. (en Vendée !).

Et cette initiative devrait être suivie d’autres.

Posté le 19-05-2017 à 17:57:58 par ZoeT

Ah ah ça m’intéresse

Posté le 21-05-2017 à 21:34:26 par bigbluejlr

la reconversion electrique de véhicule thermique récent mais dépassé ( c est une lapalissade)
en electrique pourrait être vraiment m intéresse
pour arriver à prix raisonnable il faut une standardisation, puis peut être une homologation dans un pays européen autre que la France ... il est connu qu il ne faut pas homologuer des nouvelles marques en France puisque elle se fait vient un organisme détenu par les marques existantes...
le fameux 4 roues, inclinable, de la largeur d un scooter, dont j ai oublié le nom en a fait les frais ...
si on arrive pas à construire cette filière en France elle doit prendre place ailleurs ! en Belgique par exemple

Posté le 22-05-2017 à 09:02:37 par ZoeT

le fameux 4 roues inclinables, c’était pas un truc repris par une boîte alsacienne ?

Posté le 23-05-2017 à 00:17:32 par Rickobotics

Lumeneo Smera ?

Posté le 23-05-2017 à 08:14:21 par ZoeT

Ca a lui que je pensais, merci.

Posté le 26-05-2017 à 14:17:02 par ARESTEN

Etrek de ELECTRIC MOTION
http://www.electric-motion.fr/fr/motos/ETrek/
www.electric-motion.fr



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