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Posté le 26/02/2019 à 06:00 par Philippe Schwoerer - Lu 2380 fois - 2 commentaires


Seat Minimó : Le quadricycle Renault Twizy réinventé


Il a beau n’avoir qu’un phare cyclope et 18 centimètres de plus : le concept Seat Minimó ne peut dissimuler l’ombre du quadricycle électrique du Losange, d’ailleurs fabriqué en Espagne, à l’usine de Valladolid. Un lien que toute la presse, spécialisée en automobiles ou pas, a fait en France. Un accord a-t-il été passé avec Renault qui s’apprête à lâcher le plus petit engin de sa gamme Z.E., trop occupé à booster les ventes de sa Zoé ? Quoi qu’il en soit, ce qui fait le caractère particulièrement unique de la solution défendue par Seat, c’est que la plateforme du Minimó le prépare aux futures technologies autonomes de niveau 4. L’engin pourra alors aller récupérer son utilisateur sur demande, simplifiant ainsi le recours aux services d’autopartage.

Twizy 2.0

Si Renault avait voulu donner un nouveau souffle à son Twizy décliné en quadricycles lourd et léger, c’est sans doute la recette Seat qu’il aurait fallu lui appliquer, tellement il semble en être une évolution convaincante, ses principaux points négatifs ou ses limites étant gommés. A commencer par les portes qui s’ouvrent toujours en élytre, mais qui isolent totalement des intempéries en obstruant complètement la découpe de la caisse pour accéder à bord. Sa solution, qui « combine le meilleur de l’automobile et de la moto pour réduire l’empreinte des voitures dans les villes », Seat a décidé de la présenter en première mondiale dans le cadre du Mobile World Congress qui vient d’ouvrir ses portes à Barcelone, jusqu’à jeudi prochain 28 février 2019. Elle sera également dans quelques jours sur le stand du constructeur espagnol au Salon international de l’automobile de Genève (Suisse).



Plateforme de mobilité

Il y a une quinzaine de jours, Seat avait effectivement promis de dévoiler, lors de cet événement de référence mondial en matière de technologie mobile et de connectivité, son idée d’un véhicule « développé comme plateforme de mobilité ». L’image sombre en teaser qui accompagnait cette annonce pouvait laisser entrevoir un scooter qu’on imaginait électrique. Pour la chaîne de propulsion, après la récente mise sur le marché de la trottinette branchée eXS, pas trop de risque de se tromper ! En revanche, l’unique phare et les 2 traits lumineux qui le prolonge pouvaient laisser penser que le constructeur espagnol voulait se lancer dans la fabrication de scooters. Eh non, c’est un choix esthétique voulu par Seat pour rappeler la proximité de son engin avec la moto ! On espère donc vivement que le changement de l’unique ampoule principale sera aisé sur ce quadricycle s’il est un jour produit en série !

Mobilité partagée

Plus large que le Twizy de 5 centimètres (1,24 contre 1,19 m), monté sur des roues plus hautes chaussées en 17 pouces, le Seat Minimó a été conçu spécialement pour les services de mobilité partagés. Il reprend le concept de la 2e place installée derrière le siège du conducteur, mais avec un tantinet plus d’aisance, du fait d’une longueur un peu plus généreuse (2,5 contre 2,32 m). « La distance entre la hanche du passager arrière et le conducteur est identique à celle dans la Seat Mii », souligne le constructeur sous le giron du groupe Volkswagen. Concernant l’autonomie, Seat ne fait pas mieux que le Losange : une centaine de kilomètres. Mais le Minimó a été conçu pour un échange en quelques secondes des batteries qui peuvent aussi être rechargées sur la voiture. Comme avec la Renault Fluence, finalement ! Un choix qui peut devenir un véritable atout du point de vue des gestionnaires de services de location. Le communiqué émis le 25 février assure que le plaisir de conduire l’engin provient en partie d’une assise surélevée du conducteur, « semblable à celle d’un SUV ».



3,1 m2

« Transporter confortablement 2 personnes avec un encombrement minimum » : telle est l’une des principales exigences du cahier des charges du Minimó qui s’ouvre l’accès aux zones de circulation restreinte. A comparer avec les 7 m2 environ d’une voiture compacte, le Seat Minimó n’a qu’une empreinte au sol de 3,1 m2 (à peu près celle d’une moto). « Le véhicule offre des solutions de connectivité afin de fournir une expérience numérique transparente pour l’utilisateur (privée et partagée) », promet Seat, détaillant : « Celle-ci est basée sur la clé numérique et la technologie sans fil Android Auto. Situé derrière le volant, un écran numérique central combine les fonctions d’instrumentation de bord et le contenu numérique du smartphone de l’utilisateur, avec les exigences de sécurité indispensables au volant. Pour ce faire, les commandes de direction sont associées à l’assistant vocal de Google ».

L’importance du design

Directeur du design chez Seat, Alejandro Mesonero explique celui du quadricycle : « Le design de la Minimó montre la façon dont nous percevons la mobilité urbaine : une efficacité, couplée à une valeur élevée, à une réduction des coûts et à un design attrayant. Notre Minimó démontre qu’il existe une place pour le plaisir et le style en matière de véhicules électriques et de véhicules partagés ». Il assure : « Le design compte plus que jamais ! ». Sur la carrosserie, on notera « les feux arrière empruntés à l’aéronautique qui soulignent l’agilité du véhicule », et la place prédominante des surfaces vitrées pour une grande luminosité à bord. « La vue panoramique à 360° permet aux occupants de s’imprégner facilement de la splendeur de leur environnement », commente le service de communication de Seat.



Mots clés : Seat | Minimó | électrique | véhicule | quadricycle | Twizy | Renault
Catégories : Voiture électrique |

Commentaires

Posté le 26-02-2019 à 11:28:59 par ZoéT

Ressemblance flagrante. Comment c’est possible ?

Posté le 26-02-2019 à 18:48:09 par nouh

Tout ces moyens de mobilité urbaine, plus ou moins nouveaux, ne peuvent se développer que si le cœur de nos villes est interdit aux voitures sans quoi, ils sont voués à l’échec.
Nos villes sont envahies par la voiture mais tout est bon pour ne pas l’interdire et les embouteillages, la pollution et paradoxalement les commerçants disparaissent petit à petit et pourtant ce sont les premiers défenseurs de l’automobile soit-disant pour ne pas mourir...
Comme quoi, l’automobile est encore reine, les lobbys aussi, mais plus pour très longtemps, du moins je le souhaite.....car sinon l’on va étouffé notamment à Paris.
PS: J’ai vécu 5 ans dans le 1er arrondissement de Paris, je garais ma voiture dans le parking des halles à l’époque et en faite, je ne me servais de la voiture qu’une à deux fois par mois le weekend..... c’était en 1985, on faisait tout à pied ou en transport, car déjà circuler était difficile!!!



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