Mot de passe oublié | Adhérer
Votre mail Votre mot de passe  
 



Posté le 05/06/2019 à 14:00 par Lauriane Dietrichs - Lu 1736 fois - 4 commentaires


Trottix, la trottinette Made in France qui bouge : interview du fondateur


Nous avons profité de notre présence à EVS32 pour interviewer le fondateur de Trottix tout nouvel adhérent de l’AVEM. La marque propose des trottinettes électriques Made in France pour professionnels et particuliers. Arnaud Lacreuse nous a parlé de ses produits, de sa vision de l’évolution de la mobilité douce, ainsi que des futurs projets pour Trottix.


Arnaud Lacreuse, d’où vous est venue l’idée de créer des trottinettes électriques made in France ?

Il y a deux sujets importants dans cette question. Le premier étant : pourquoi des trottinettes électriques ? Parce que l’on vit dans un monde où il y a des difficultés réelles de mobilité et les gens ont besoin d’avoir des solutions qui simplifient leur quotidien, qu’ils soient professionnels ou particuliers. Le deuxième étant le Made in France, je crois au Made in France car je crois énormément à notre capacité à réaliser des produits de qualité et à être innovant sur la conception. Et puis nous sommes sur un marché que j’estimerais à 99% asiatique et c’est aussi une envie de nous démarquer. Notre marque française est innovante et peut offrir des solutions complémentaires à ce qui existe déjà sur le marché.


Quelles sont vos différents produits et comment les décriveriez-vous ?


Trottix offre une gamme dédiée aux professionnels et une gamme dédiée aux particuliers. Pour la partie « particuliers » on est sur des produits très différenciant, personnalisés avec des habillages spécifiques, des pièces usinées, du frein disque avant arrière à double piston, …

Nous avons conçus des trottinettes haut de gamme pour le particulier. Pour le professionnel, nous travaillons vraiment sur l’approche qualitative produit, sur la facilité d’utilisation, la qualité de la maintenance. Trottix se positionne vraiment comme un constructeur automobile, d’ailleurs nous utilisons de l’aluminium aéronautique pour la construction. Nous maitrisons tout de la conception jusqu’à la location longue durée.

Sur le salon EVS on présente le lancement de la remorque qu’on vient tout juste de breveter et qui permet de transporter jusqu’à 25 kilos de charge avec une fonction « trolley », c’est-à-dire que la personne peut aller jusqu’à son bureau avec la remorque sans n’avoir rien à porter.


Vous avez donc deux segments de marché, sur lequel allez-vous vous positionnez ?

À ce jour, nous sommes clairement positionnés sur le professionnel, de la profession indépendante jusqu’aux gros groupes industriels : on équipe des aéroports, des collectivités, etc. Nos produits sont conçus dans une démarche de sécurité : par exemple le plateau et les roues sont larges pour plus de stabilité.

Nous avons eu des demandes de particuliers qui voulaient des machines Trottix, aujourd’hui elles se vendent donc principalement sur notre e-shop, mais on est professionnel avant tout.


La trottinette électrique est devenue un moyen de se déplacer plus fun et facile, quelle est la valeur ajoutée de Trottix par rapport à ses concurrents ?


Notre grosse valeur ajoutée est déjà le fait que nous soyons constructeur. Nous gérons nos machines de la conception jusqu’à la maintenance. L’autre gros avantage c’est que nos machines sont faites pour durer mais surtout que toutes les pièces soient facilement remplaçables. C’est ce qui rassure les professionnels.

Leur durée de vie est quasiment illimitée et nous offrons un véritable service maintenance et service client, par exemple nous sommes capables de rapatrier n’importe quelle machine en France sous 48h. Une machine est remise en état dans la journée et repart chez le client. Nous sommes plus réactifs que d’autres magasins en termes de délais d’intervention tout en étant à distance. Nous considérons nos trottinettes comme des véhicules et gérons nos machines au même titre qu’une voiture.

Ces machines sont utilisées au quotidien sur des applications diverses et variées, sur des sites plus ou moins faciles. Il y a des sites industriels où les machines tournent depuis 1 an et demi et nous n’avons aucune panne.


Vous revendiquez beaucoup votre fabrication française, en quoi est-elle garante de bonne qualité ?

70% des composants sont fabriqués en France, toute la partie mécanique et plastique est faite en France. Mais il y a des accessoires et des éléments qu’aucun français ne propose. Je suis pour le Made in France mais je ne fais pas du Made in France à outrance, si je ne trouve pas de produit qui corresponde à mon cahier des charges en France, je ne le prendrai pas en France. Ce que je veux c’est que nos clients soient satisfaits de la machine. Mais si nous pouvons privilégier un partenaire français nous le ferons toujours, c’est ce qui nous permet aussi beaucoup de souplesse en termes de communication, d’échange, de gestion de pièces, on est très réactif.


Aimeriez-vous travailler avec des services de « free floating » ?

Ce n’est absolument pas une de nos cibles. Avec tout ce qui se passe actuellement avec le « free floating », on est un petit peu inquiets, il faut rapidement que la législation marque le pas pour canaliser le marché. Oui, cette nouvelle offre répond vraiment à une demande, c’est une bonne chose, mais il ne faut pas que cela donne une image négative de la mobilité légère tel que c’est en train de se passer en France. D’autres pays ont canalisé le sujet rapidement comme les Etats-Unis, mais en France quand on voit qu’il y a 12 opérateurs à Paris, je me dis qu’il va falloir que des choses soient rapidement cadrées.


Quelles sont vos futurs projets pour Trottix ?

Trottix est une jeune entreprise créée en 2015, nous commercialisons depuis un peu plus de deux ans. Nous allons continuer d’évoluer sur les produits mais surtout nous allons accompagner les clients qui ont déjà des Trottix. Il n’est pas question de changer le produit du jour au lendemain, nous allons travailler sur la même base de machine pour la faire évoluer afin que nos clients puissent bénéficier de ces évolutions.

Nous sommes en train de bien nous développer, au début la priorité était de se positionner sur le marché français maintenant nous commençons à ouvrir à l’international, nous avons plusieurs segments de marché qui sont en train de se mettre en place pour se structurer à l’international.

Nous ouvrons en Europe en priorité pour des raisons de proximité mais nous sommes en train d’être dépasser par les évènements et commençons à être sollicités aux Etats Unis, au Canada, en Afrique, etc. La trottinette électrique a un beau marché devant elle.


Avez-vous déjà eu l’occasion d’essayer la marque Trottix ?

Partagez-vous la même opinion qu’Arnaud Lacreuse sur le free floating ?



Pour plus d'information

Trottix

510 Avenue de Jouques
13400 Aubagne

Tel : 04 42 73 74 68
Site : https://www.trottix.com/

Trottix est adhérent de l'AVEM et soutient nos actions.
Accéder à la fiche adhérent de Trottix


Mots clés : trottinette electrique | EVS32 | made in france | mobilite douce | free floating | Trottix



Commentaires

Posté le 05-06-2019 à 14:22:58 par Christophe

Ma trottinette électrique est une TROTTIX Signature.
Si j’ai acheté ce produit c’est tout d’abord parce que j’en ai une en test pendant un mois (une Initiale), qu’elle est fabriquée en France mais surtout pour sa tenue de route et son freinage.
C’est l’outil idéal en intermodalité.
Et pour rouler dans le flot de voitures, faute d’infrastructure vélo, il est primordial d’avoir une bonne tenue de route et de bons freins. De plus un moteur puissant capable de maintenir les 25 km/h dans le maximum de possibilités est primordial (faux plat, vent de face, etc.), cela participe d’ailleurs à la sécurité dans un flot de voitures.
L’avantage d’une trottinette sur un vélo même sur les infrastructures vélos, c’est que l’on passe du mode deux roues au mode piétons (en poussant la trottinette) comme de le dire. Résultat quand les aménagements vélos piétons sont partagés aux traversée de rues, je gagne un temps fou sur les vélos obligés de marquer les stops.

Posté le 07-06-2019 à 20:52:44 par Christophe

https://www.lemonde.fr/politique/article/2019/06/06/pour-en-finir-avec-l-anarchie-anne-hidalgo-interdit-aux-trottinettes-de-stationner-sur-les-trottoirs-de-paris_5472421_823448.html
"Ensuite, la Mairie de Paris va demander aux opérateurs de brider la vitesse de leurs appareils. De 25 km/h aujourd’hui, la vitesse maximale devra tomber à 20 km/h, et même à 8 km/h dans les aires piétonnes et zones de rencontre."
Déjà dans les zones de rencontre, la vitesse des autres usagers qui doivent laisser la priorité aux piétons est limitée à 20 km/h, c’est noté sur le panneau B52 à l’entrée des zones. C’est très incohérent comme demande et cela déroge au principe d’égalité.

On espère que ces demandes vont rester cantonnées aux trottinettes en free-floating et sur Paris et qu’elles ne vont pas germer dans la tête des législateurs et en premier lieu de la ministre des transports.

A ce titre, je rappelle qu’il est beaucoup plus sécurisant de circuler en VAE à 25 km/h dans la circulation qu’en vélo mécanique. Il en est de même en trottinette à 25 km/h plutôt qu’à 20 km/h. Lorsque je suis en limite d’autonomie (plus particulièrement en hiver), il m’arrive d’utiliser le mode "mid" (14 km/h) et dans la circulation automobile, faute d’infrastructures vélo, je me tape des coups de klaxon, des queues de poisson, des coups d’accélérateur rageur d’automobilistes impatients (et pas seulement au volant de thermiques), que je subis nettement moins quand je suis sur le mode "high".

On voudrait tuer un moyen pourtant efficace pour réduire les encombrements et la pollution dans les villes et les émissions de GES, que l’on ne s’y prendrait pas autrement.
Prendre de telles mesures, c’est favoriser l’autosolisme dont il faut sortir à tout prix.

Posté le 08-06-2019 à 12:22:19 par Christophe

Ca pas loupé, dès que la mairie de Paris l’ouvre pour fustiger la trottinette on a le droit derrière et aussitôt, avec le grand relais médiatique offert, à des comportements inciviles d’autosolistes pas contents de devoir attendre un peu pour passer : coups de klaxon, queues de poisson et même refus de priorité.
Si encore on était dans le factuel et pas dans l’irrationnel, mais là c’est juste pour faire un écran de fumée sur leurs propres manquements.

Si les conseillers de la maire de Paris étaient montés sur une trottinette ils sauraient que la plupart des trottinettes sont incapables de tenir le 25 km/h très longtemps, pour se faire il faut que le couple moteur (puissance suffisante) et batterie (capacité) soit bien dimensionné.
Plutôt que se focaliser, par erreur, sur la vitesse (qui est bien un facteur de sécurité face aux autosolistes impatients (y compris en hybride et électrique d’ailleurs)), qu’ils ont favorisés par leur politique, ils feraient mieux de se focaliser sur la tenue de route et les équipements de freinage des trottinettes. Ca c’est du factuel pas de l’irrationnel.

Posté le 09-06-2019 à 11:34:28 par Christophe

Comme exemple d’aménagement conçu pour la voiture et uniquement pour la voiture, il y a les boucles au sol qui détectent un véhicule et qui informent l’automate du feu de sa présence, automate qui adapte la séquence des feux.
Il y en a plusieurs en zone 30 dans ma ville.
Avec une vitesse de 25 km/h que j’arrive à maintenir avec la version Signature, beaucoup moins avec la version Initiale, je peux maintenir les voitures derrière moi et les "lâcher" à l’approche du feu, ce qui me permet de l’avoir au vert sans même avoir à ralentir.
A 20 km/h, les fauves s’énervent et mordent, non seulement je perds du temps en route, puisque moins rapide et aux feux puisqu’il faut que j’attende l’arrivée d’une voiture pour déclencher la séquence. Avec cette vitesse maxi. la trottinette est beaucoup moins pertinente.

Les élus locaux, et plus particulièrement les parisiens, n’ont manifestement pas compris que la priorité est de sortir de l’autosolisme et qu’à ce titre il faut favoriser les modes doux avec des temps de trajet beaucoup plus courts qu’en voiture pour compenser les contraintes liées à ses modes (météo essentiellement).



Ajouter un commentaire

Nom ou pseudo

Mail

Votre commentaire

Je souhaite recevoir une notification par mail si d'autres internautes commentent cette actu
Copiez ce code avant de valider le formulaire (anti-spam)



Newsletter de l'AVEM Notre lettre d'information hebdomadaire

Alertes quotidiennes par mail

S'abonner au flux RSS actualités
Evènement partenaire
Journées AVEM de l'électro-mobilité
Journées AVEM de l'électro-mobilité
Du 26/09/2019 au 27/09/2019 - Cagnes-sur-Mer

L’AVEM organise sa troisième édition des Journées AVEM de l’électro-mobilité, qui aura lieu à Cagnes-sur-Mer les 26 & 27 septembre 2019. Cet événement permettra aux...
A lire également / sur le même thème Pas si écolos les trottinettes électriques en libre-service ?
Une étude intitulée « La promesse et les pièges du partage de trottinettes électriques » et publiée par Boston Consulting Group, en mai dernier, pointe les difficultés...
EVS 32 : Total affiche ses ambitions dans l’électrique
Total a profité du symposium EVS32, qui s’est déroulé du 19 au 22 mai à Lyon, pour afficher ses ambitions dans l’électrique. A l’instar de bon nombre de ses concurrents...
EVS 32 : l’écosystème du véhicule électrique se met en place
EVS32, le grand rendez-vous mondial du véhicule électrique, a fermé ses portes hier à Lyon. En parcourant les stands de la zone d’exposition durant 4 jours, les 5 000...
Vélos, trottinettes, scooters partagés à Paris : Mesures et redevances
Devant une explosion du nombre de vélos, trottinettes et scooters électriques proposés en location sans station d’attache (free-floating) dans ses rues, la mairie de...
Partenariat Vulog-Segway pour des trottinettes électriques partagées
Motivés par l’explosion des services de location free-floating de trottinettes électriques à travers le monde, Vulog et Segway ont décidé de collaborer pour booster...
 
 

Actualités

Vidéos

Catalogue véhicules électriques et hybrides

Revendeurs véhicules électriques

Petites annonces véhicule électriques

Thématiques

L'association AVEM

Agenda du transport électrique

Liens

Contact