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Posté le 03/08/2017 à 09:59 par Philippe Schwoerer - Lu 3234 fois - 13 commentaires


Une navette fluviale hydrogène à Nantes avec Symbio Fcell et Navalu


Symbio Fcell, spécialiste de la mobilité électrique à pile hydrogène se diversifie. Alors que ses Renault Kangoo revisités par lui-même connaissent un certain succès, le projet de navette Navibus Jules Verne 2 pour Nantes, également passé par ses ateliers pour la réalisation intégrale de la chaîne de propulsion, devrait commencer à assurer son service commercial à l’automne prochain.

Sur l’Erdre

Réalisé par les chantiers navals vendéens Navalu pour le compte de la Semitan, - la régie de transport en commun de l’agglomération de Nantes -, ce bateau-bus est indiqué en activité sur le site de Symbio Fcell : « Le Navibus Jules Verne 2 est maintenant au travail au quotidien, à Nantes. Transportant des passagers entre les deux rives de l’Erdre, ce bateau est silencieux et complètement zéro émission ». Selon un article du quotidien Ouest-France, les tests sont cependant toujours en cours sur cet engin qui pourrait être mis officiellement et commercialement en service en octobre prochain. Il deviendrait alors le premier bateau de transport (de passagers ou marchandises) propulsé à l’hydrogène exploité en France.

La Mouette

Le Navibus Jules Verne 2 doit remplacer l’actuel catamaran à propulsion électrique baptisé « La Mouette » de la Semitan, qui, depuis 1995 permet de rejoindre les facultés, au Petit-Port, depuis la cité HLM de Port Boyer. Dans un premier temps, la nouvelle navette fluviale de Nantes sera autorisée à transporter 12 personnes sur ses 2 bancs en bois, dont une à mobilité réduite, et 10 vélos. Ensuite, ce sont 25 personnes qui devraient être accueillis à bord de ce catamaran électrique d’une longueur de 10,40 m sur 3,80 de large. Grâce à 2 piles à hydrogène 5 kW développées par l’équipe grenobloise de Symbio Fcell, hybridées avec des batteries de traction pour alimenter 2 moteurs électriques, le Navibus Jules Verne 2 disposerait d’une autonomie de l’ordre de la semaine, contre seulement 30 minutes avec l’ancienne navette. C’est ce qui ressort d’un rapide calcul qui prend en compte les 10 kilos de gaz stockés à 350 bars dans les réservoirs et une consommation en hydrogène de 1,3 kg par jour d’exploitation. L’avitaillement sera effectué dans une station en cours de construction pour la Semitan au bord de l’Erdre, à Port Boyer.

En chiffres

« Au total, le projet se chiffre à 1,6 million d’euros, dont des subventions de l’Ademe et de la Région », révèle Ouest-France. « En 2016, le service Navibus a transporté 636.000 passagers environ, dont 66.000 pour la traversée de l’Erdre, le reste sur la Loire », poursuit le quotidien. Voilà environ 5 ans que ce projet transformé par Navalu et Symbio Fcell a débuté autour de l’opportunité d’expérimenter une nouvelle technologie inédite en France pour le transport fluvial urbain.


Mots clés : Navibus | pile | hydrogène | Symbio Fcell | Nantes | Semitan | Navalu | navette | électrique | Jules Verne | bateau
Catégories : Bus électrique et hybride |

Commentaires

Posté le 03-08-2017 à 11:42:50 par H2

Exploitation très intéressante de l’hydrogène pour le transport de personnes. Obligatoirement, ça crée un précédent qui sera certainement suivi. Je crois plus à l’exploitation de l’hydrogène pour les gros véhicules (bus, camion, bateau) que pour la voiture individuelle.

Posté le 03-08-2017 à 16:42:07 par Christophe

Et une autre raison d’aller à Nantes.
Par contre il devient plus qu’urgent que le conseil régional des Pays de Loire prenne enfin en considération l’état lamentable de l’infrastructure ferroviaire de la ligne Bordeaux-Nantes et plus particulièrement entre Marans et La Roche sur Yon. C’est dommage ils ont fait un super truc avec la virgule de Sablé mais là c’est le néant.
A quand une navette similaire vers Trentemoult (c’est plus long et la Loire est peut-être plus difficile à naviguer).

Posté le 05-08-2017 à 15:25:03 par David44

Impatient de prendre cette navette pour enfin me laisser porter par un véhicule à hydrogène. D’autres bateau de ce genre sont-ils prévus ailleurs ?

Posté le 06-08-2017 à 15:59:01 par Fabien Ancenis

Pour l’avoir vu passer en phase d’essai, l’impression qui s’en dégage est que ce navibus file relativement vite sur l’eau sans créer trop de remous comparativement.

Posté le 07-08-2017 à 09:27:04 par Et les risques d’explosion...

L’hydrogène c’est dangereux. C’est le gaz le plus explosif qui existe sur terre. Les Zépelins ont bien été abandonnés à cause de ça. On nous ressert l’hydrogène dans les transports publics. On ne pourra jamais le rendre inerte ni éviter le risque d’explosion. Qu’est-ce qui se passe si des jeunes des cités mettent le feu au bateau dans le nuit du nouvel an ?

Posté le 07-08-2017 à 16:53:10 par H2

Ne vous inquiétez pas pour cela, Symbio maîtrise parfaitement le sujet. Sans doute, comme sur ses Kangoo, une évacuation par le toit pour libérer le gaz en cas de problème.

Posté le 07-08-2017 à 17:26:15 par Vous semblez bien sûr...

"Sans doute", dites-vous ! C’est de certitudes dont il est nécessaire ! Or rien sur le sujet. Je suis allé visiter le site de Symbio , et rien n’est indiqué concernant la sécurité anti explosion sur ce bateau. Aucun article dans aucun média ne s’en étonne. On manipule de l’hydrogène, une station de ravitaillement va être installée dans un coin peu surveillé, et personne ne s’en émeut !

Posté le 07-08-2017 à 19:23:23 par H2

Dans un article lu ailleurs sur le sujet, un porteur du projet soulignait le temps pris pour mettre en conformité le bateau et le faire accepter par les autorités en charge de valider son exploitation. Ce sera une première en France. Tout est décortiqué. Si la navette est déjà en expérimentation sur l’Erdre, c’est qu’elle est déjà reconnue comme suffisamment sûre dans sa chaîne de propulsion.

Posté le 08-08-2017 à 17:21:23 par Pestel

Si le navibus est indiqué est service sur le site de Symbio alors qu’il ne l’est pas réellement, est-ce parce que le temps pour l’homologuer est plus long que prévu ? Est-ce que cela traduirait des soucis justement en rapport avec l’hydrogène ?

Posté le 09-08-2017 à 07:12:49 par H2

Toute nouvelle technologie impose de se poser de nouvelles questions, que ce soit pour les concepteurs, comme pour ceux qui ont en charge la qualification ou l’homologation. Les contraintes sont toujours plus fortes parce que c’est le risque zéro qui est visé. Un délai allongé ne signifie pas un problème particulier, mais sans doute une nouvelle batterie de tests à effectuer.

Posté le 09-08-2017 à 08:15:44 par Vanilline

Je n’ai pas confiance, l’hydrogène ne me rassure pas. Je pense que je ne monterai jamais sur ce bateau alors qu’il m’arrive de prendre La Mouette.

Posté le 09-08-2017 à 08:27:19 par H2

Il n’y a pas de raison de craindre quoi que ce soit. Il est probable qu’en le voyant régulièrement en service vous dépassiez vos craintes.

Posté le 09-08-2017 à 08:49:14 par Christophe

Cette solution est-elle vraiment plus dangereuse que la solution précédente ?
Pour qu’il y ait une explosion / une combustion d’H2 il faut plusieurs conditions, notamment :
- une proportion d’H2 (en deçà d’une certaine proportion et au-delà il n’y a pas combustion),
- du comburant,
- une flamme.
C’est la même chose qu’avec du méthane, du propane et du butane, ce n’est pas parce qu’il y a fuite qu’il y a incendie.
Avec l’essence et le gazole, c’est la même chose me direz vous, mais à bord des véhicules thermiques on produit de la chaleur et des flammes nécessaires à la combustion. Et même une petite quantité peut prendre feu et l’incendie peut se propager grâce aux matériaux inflammables.
Tous les marins vous diront que le premier risque à bord d’un bateau est l’incendie.



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